Cette année marque le 25ᵉ anniversaire de sa disparition.
Cette année marque le 70ᵉ anniversaire de sa naissance.
Pilote automobile italien né le 23 décembre 1956 à Milan et mort le 25 avril 2001 sur le Lausitzring en Allemagne, Michele Alboreto demeure le dernier pilote italien à avoir gagné un Grand Prix de Formule 1 au volant d'une Ferrari, vice-champion du monde 1985 et vainqueur des 24 Heures du Mans 1997.
Michele Alboreto débute en sport automobile en 1976 dans la modeste Formule Monza avec la Scuderia Salvati, au volant d'une voiture qu'il a lui-même construite avec des amis. Il décroche le titre de champion d'Italie de Formule Fiat-Abarth en 1978 avec neuf victoires, puis termine deuxième du championnat d'Italie de Formule 3 en 1979, derrière Piercarlo Ghinzani. En 1980, il devient champion d'Europe de Formule 3 avec une March-Alfa Romeo et fait ses premiers pas en endurance avec Lancia. Ken Tyrrell le recrute pour la saison 1981 de Formule 1, où il dispute son premier Grand Prix à Saint-Marin. La saison 1982 marque sa percée : premier podium à Imola puis première victoire à Las Vegas, sur le tracé du Caesars Palace. Il confirme en 1983 en remportant le Grand Prix de Detroit, dernière victoire d'un moteur atmosphérique face aux turbos. Enzo Ferrari, séduit par ses performances, l'engage pour 1984.
Chez Ferrari, Alboreto remporte le Grand Prix de Belgique 1984 au volant de la 126 C4. La saison 1985 reste son sommet sportif : avec la Ferrari 156-85, il s'impose au Canada et en Allemagne, monte huit fois sur le podium et mène longtemps le championnat du monde avant que cinq abandons consécutifs sur casse mécanique des turbos Garrett ne le condamnent au titre de vice-champion derrière Alain Prost. Les saisons suivantes sont marquées par le déclin : il est dépassé par son coéquipier Stefan Johansson en 1986, puis par Gerhard Berger à partir de 1987. Remercié par la Scuderia fin 1988, il revient chez Tyrrell en 1989 avant d'enchaîner les écuries de seconde zone : Larrousse, Arrows, Footwork, Scuderia Italia et Minardi. Il quitte la Formule 1 en 1994 après 194 départs en Grand Prix, cinq victoires, vingt-trois podiums et deux pole positions.
1956 : naissance le 23 décembre à Milan
1976 : débuts en Formule Monza avec la Scuderia Salvati
1978 : champion d'Italie de Formule Fiat-Abarth
1980 : champion d'Europe de Formule 3 avec une March-Alfa Romeo
1981 : débuts en Formule 1 chez Tyrrell au Grand Prix de Saint-Marin
1982 : première victoire en Formule 1 à Las Vegas
1983 : victoire au Grand Prix de Detroit
1984 : arrivée chez Ferrari et victoire au Grand Prix de Belgique
1985 : vice-champion du monde de Formule 1 derrière Alain Prost
1988 : départ de Ferrari après cinq saisons
1994 : dernière saison de Formule 1, chez Minardi
1996 : participation aux 500 Miles d'Indianapolis
1997 : victoire aux 24 Heures du Mans avec Stefan Johansson et Tom Kristensen
2001 : victoire aux 12 Heures de Sebring en mars, puis décès le 25 avril sur le Lausitzring
Michele Alboreto naît à Milan dans une famille modeste : son père est représentant de commerce et sa mère employée municipale. Il obtient un diplôme de technicien industriel avant de travailler en usine et de se lancer dans la compétition automobile. Il a un frère, Ermanno, et une soeur, Laura. Sa cousine Maria Teresa Selo est mariée à l'acteur italien Massimo Boldi. Marié à Nadia Astorri, il s'installe à Monte-Carlo pour des raisons professionnelles tout en conservant ses attaches lombardes. Le couple a deux filles, Alice et Noemi, qu'il tient à l'écart de l'attention médiatique. Réservé et discret, il forge des amitiés solides dans le paddock avec Riccardo Patrese, Alessandro Nannini et Thierry Boutsen, ses voisins monégasques.
Son cercle relationnel s'étend à Ayrton Senna, Alain Prost et Gerhard Berger, son ancien coéquipier chez Ferrari, malgré la rivalité sportive qui les opposait. Passionné de musique blues, il joue de la basse et entretient une amitié inattendue avec George Harrison, ex-Beatles fasciné par la Formule 1, avec qui il échange longuement dans son garage lors de leurs rencontres. Il pratique également le ski en hiver avec ses collègues du paddock et le football. Au-delà de la course, Alboreto s'investit dans le développement technique et joue un rôle important dans la mise au point de l'Audi R8 de l'écurie Joest Racing, dont il devient l'un des piliers à partir de 1998 sous la direction de Wolfgang Ullrich.
Michele Alboreto meurt le 25 avril 2001 sur le circuit du Lausitzring, près de Klettwitz dans le Brandebourg, lors d'essais privés au volant de l'Audi R8 préparée pour les 24 Heures du Mans. Vers 17h30, à environ 320 km/h sur une ligne droite, le pneu arrière gauche se dégonfle progressivement avant d'éclater. La voiture quitte la piste, percute une glissière et fait plusieurs tonneaux avant de retomber à l'envers. Le pilote est tué sur le coup. L'enquête menée par la procureure Petra Hertwig confirme la crevaison comme cause de l'accident. Les funérailles religieuses se tiennent le 27 avril à l'église catholique Parrocchia Gesu Salvatore de Basiglio, près de Milan, en présence d'environ 1 500 personnes. Wolfgang Ullrich, patron d'Audi Sport, prononce l'éloge funèbre en italien. Luca di Montezemolo, président de Ferrari, et Jean Todt assistent à la cérémonie.
Le corps de Michele Alboreto est incinéré au crématorium du cimetière de Lambrate, à Milan, conformément au souhait de son épouse Nadia. Les cendres sont conservées par la famille à titre privé. Le 11 septembre 2021, lors du Grand Prix d'Italie, l'Autodromo Nazionale di Monza rebaptise officiellement la légendaire Parabolique en Curva Alboreto, vingt ans après sa disparition.
1 - Adolescent, Michele Alboreto se rendait chaque année depuis Milan au Grand Prix d'Italie. En 1970, à treize ans, il assiste à l'accident mortel de Jochen Rindt aux essais, puis à la victoire de Clay Regazzoni sur Ferrari le lendemain.
2 - Son casque bleu et jaune, aux couleurs du drapeau suédois, rendait hommage à Ronnie Peterson, son idole d'enfance morte en 1978 lors du Grand Prix d'Italie à Monza. Il a conservé ces couleurs durant toute sa carrière.
3 - Au Grand Prix de Grande-Bretagne 1985 à Brands Hatch, alors que le moteur de sa Ferrari prend feu, il accomplit un tour complet du circuit avec sa monoplace en flammes, bien visible des caméras, plutôt que de l'immobiliser immédiatement.
4 - Sa toute première voiture de course, en Formule Monza en 1976, était une CMR construite manuellement avec des amis. Le châssis se révéla incompétitif et ne marqua aucun point durant les saisons 1976 et 1977.
5 - Sa dernière course officielle avant son décès n'était pas une épreuve majeure mais un Lamborghini Trofeo disputé à Monza, signe de son amour pur de la conduite à haute vitesse.
6 - Aux funérailles à Basiglio, des personnalités hors du milieu automobile étaient présentes, notamment le dirigeant du Milan AC Adriano Galliani et l'animateur de télévision Mike Bongiorno, témoignant de sa popularité au-delà des paddocks.
- Métier(s) : pilote automobile de Formule 1 et d'endurance
- Résidence principale : Monte-Carlo
- Relations de couple : marié à Nadia Astorri
- Enfants : deux filles, Alice et Noemi
- Distinctions : champion d'Europe de Formule 3 1980, vice-champion du monde de Formule 1 1985, vainqueur des 24 Heures du Mans 1997, vainqueur des 12 Heures de Sebring 2001