Né le 1er juillet 1955 à Nice, Christian Estrosi est un homme politique et ancien pilote motocycliste français, quatre fois champion de France (1974-1979), maire de Nice de 2008 à 2026, retiré de la vie politique niçoise après sa défaite aux élections municipales de mars 2026.
Fils d'immigrants italiens originaires d'Umbertide, en Ombrie, dont le père Roland Estrosi gérait des attractions foraines à Nice, Christian Paul Gilbert Estrosi naît le 1er juillet 1955 à Nice. Très tôt orienté vers le sport, il obtient son premier deux-roues motorisé à 14 ans et se lie d'amitié avec le pilote Alain Renouf, propriétaire d'un magasin de motos à Nice et véritable mentor. À la mort accidentelle de Renouf lors d'une séance d'essai en 1973, Estrosi reprend sa boutique tout en poursuivant la compétition. Entre 1974 et 1979, il remporte quatre titres de champion de France motocycliste et deux épreuves mondiales en catégorie 750 cm3, sur le circuit de Nogaro en 1976 et sur le circuit de Dijon-Prenois en 1977. Il termine également deuxième du Bol d'Or 1975 derrière l'équipage Godier-Genoud, et deuxième des 200 Miles de Magny-Cours derrière le Britannique Barry Sheene. Sa carrière sportive l'amène à quitter le lycée sans obtenir le baccalauréat, ce qui lui vaut plus tard le surnom de "motodidacte" attribué par ses adversaires politiques.
La notoriété sportive d'Estrosi retient l'attention du maire de Nice Jacques Médecin, qui l'intègre dans son équipe en 1983. Élu conseiller municipal et adjoint aux sports, puis conseiller général des Alpes-Maritimes en 1985, il est élu député de la 5e circonscription en 1988. Déclaré inéligible par le Conseil constitutionnel en décembre 1993 pour irrégularités dans ses comptes de campagne, il retrouve son siège de député en 1997. Nommé ministre délégué à l'Aménagement du territoire dans le gouvernement Dominique de Villepin en 2005, puis secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer dans le gouvernement François Fillon en 2007, il est ensuite ministre chargé de l'Industrie en 2009. Élu maire de Nice le 16 mars 2008, il devient également président de la métropole Nice Côte d'Azur en janvier 2012. Il préside la région Provence-Alpes-Côte d'Azur entre décembre 2015 et mai 2017. Vice-président du parti Horizons fondé par Édouard Philippe depuis septembre 2022, il est battu aux municipales de mars 2026 par Éric Ciotti, soutenu par le Rassemblement national.
En décembre 1993, le Conseil constitutionnel prononce l'inéligibilité de Christian Estrosi pour un an, annulant son élection dans la 2e circonscription des Alpes-Maritimes. L'institution constate que des dépenses de campagne ont été financées par l'association "Les Amis de Christian Estrosi", dont l'achat de 3 000 exemplaires de son ouvrage de propagande électorale, sans figurer dans son compte de campagne. En février 2016, la chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur rend public un rapport pointant la situation financière "préoccupante" de Nice, dont la dette passe de 367 à plus de 500 millions d'euros entre 2008 et 2016, ainsi que plusieurs irrégularités dans la gestion des ressources humaines et de l'Opéra municipal. En 2017, Estrosi est condamné au civil pour injure envers le conseiller régional d'opposition Philippe Vardon, arrêt confirmé par la Cour de cassation en octobre 2021. Dans le cadre de l'instruction sur les défaillances sécuritaires lors de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, qui a fait 86 morts sur la Promenade des Anglais, le maire est entendu comme témoin assisté par les juges d'instruction.
1955 : naissance le 1er juillet à Nice, de parents italiens originaires d'Ombrie
1973 : mort de son mentor Alain Renouf ; Estrosi reprend sa boutique de motos
1974 : premier titre de champion de France motocycliste
1976 : victoire sur le circuit de Nogaro, première épreuve mondiale en 750 cm3
1977 : deuxième épreuve mondiale, sur le circuit de Dijon-Prenois
1983 : élu conseiller municipal de Nice, adjoint aux sports de Jacques Médecin
1988 : élu député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
1993 : déclaré inéligible pour un an par le Conseil constitutionnel
2005 : nommé ministre délégué à l'Aménagement du territoire (gouvernement Villepin)
2008 : élu maire de Nice le 16 mars
2012 : élu président de la métropole Nice Côte d'Azur en janvier
2015 : élu président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur en décembre
2016 : attentat du 14 juillet sur la Promenade des Anglais (86 morts) ; mariage avec Laura Tenoudji le 12 novembre
2022 : devient vice-président du parti Horizons en septembre
2026 : battu par Éric Ciotti au second tour des municipales de Nice (mars) ; annonce son retrait de la vie politique niçoise
Christian Estrosi est issu d'une famille d'immigrants italiens originaires d'Umbertide, en Ombrie, installés à Nice vers 1939. L'un de ses grands-pères y tenait un manège sur une place de la ville. Il avait épousé en premières noces Dominique Estrosi Sassone, fille de Jean Sassone, ancien adjoint au maire de Nice, et elle-même sénatrice. Le couple divorce en 2014, deux filles étant nées de cette union, en 1985 et en 1988. Le 12 novembre 2016, Estrosi épouse Laura Tenoudji, chroniqueuse web dans l'émission Télématin sur France 2, de vingt ans sa cadette. Leur fille Bianca naît en 2017.
Attaché à l'identité niçoise et méditerranéenne, Estrosi a publié plusieurs ouvrages sur sa ville et son parcours, dont Fils de Nice en 2013 et Nice l'inattendue en 2019. Proche de Nicolas Sarkozy, dont il a soutenu la candidature lors de la primaire de la droite en 2016, il entretient des liens durables avec l'ancien pilote et dirigeant sportif Jean Alesi. Engagé sur les questions de sécurité, il promeut pendant toute sa mandature niçoise le déploiement de la vidéosurveillance, faisant passer Nice de 280 caméras en 2008 à plus de 2 300. Son ouvrage Ma ligne bleue paraît en 2025 aux Éditions Michel Lafon.
1 - Lors d'une soirée à Cannes en 1978, Estrosi relève un défi culinaire au restaurant "Le Chalet Suisse" et ingurgite 17 portions de raclette, égalant le record de l'établissement, selon le récit de son ami et rival de piste Battesti rapporté dans une enquête de Slate en 2015.
2 - En 1975, Estrosi termine deuxième du Bol d'Or, derrière l'équipage Godier-Genoud, et deuxième des 200 Miles de Magny-Cours derrière Barry Sheene, se hissant parmi les dix meilleurs pilotes mondiaux selon Moto Magazine en 1978, alors qu'il n'a pas encore 23 ans.
3 - Il appartient à la Grande Loge nationale française de 1983 à 1988, soit pendant ses cinq premières années de mandat municipal, selon les sources biographiques disponibles.
4 - Après sa carrière sportive, Estrosi devient concessionnaire de la marque japonaise Kawasaki dans un magasin de la rue Caïs-de-Pierlas à Nice, avant de basculer vers la politique, conservant ainsi un ancrage commercial dans le secteur de la moto.
5 - En 1976, pour sa première victoire dans une épreuve mondiale à Nogaro, il s'impose devant Giacomo Agostini, multiple champion du monde de vitesse moto, selon le récit publié par le site Slate.fr en 2015.
- Métier(s) : homme politique, ancien pilote motocycliste professionnel
- Résidence principale : Nice
- Relations de couple : marié en premières noces à Dominique Estrosi Sassone (divorcé en 2014) ; marié depuis le 12 novembre 2016 à Laura Tenoudji
- Enfants : deux filles du premier mariage (nées en 1985 et 1988) ; une fille, Bianca, née en 2017
- Distinctions : quatre titres de champion de France motocycliste (1974-1979) ; deux victoires en épreuve mondiale 750 cm3 (Nogaro 1976, Dijon-Prenois 1977)
Lorsque je suis sur ma moto, je ne pense qu'à la trajectoire sur la piste, puis à aller le plus vite possible, à freiner le plus tard possible.
— Moto Magazine, 1978 (cité dans Slate.fr, enquête du 23 juin 2015)
Le mandat de maire de Nice était la clé de voûte de mon engagement politique. Après la transition républicaine, je n'exercerai pas mes mandats.
— Discours après le second tour des municipales de Nice, 22 mars 2026 (France Info)
Je n'ai pas tellement de vie de famille, et de toute façon, du 1er janvier au 31 décembre, je m'emploie à fond dans ma carrière sportive pour laquelle je fais d'énormes sacrifices. En fait, je fais un pari sur l'avenir.
— Moto Magazine, 1978 (cité dans Slate.fr, enquête du 23 juin 2015)
Un facteur à vélo ira toujours plus vite qu'un PS en panne.