Célébrités décédées en 2000

Qui est mort en 2000 ? Au cours de l'année 2000, 44 célébrités et personnalités françaises et internationales sont décédées, dont 18 acteurs, 3 sportifs et 4 responsables politiques. Parmi les disparitions les plus marquantes de l'année figurent Ronny Coutteure, Pascale Audret et Roger Vadim. Cette page les recense toutes, classées mois par mois, avec pour chacune la date du décès, l'âge et la cause de la mort.

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Octobre 2000

2 personnalités sont décédées en octobre 2000

Janvier 2000

2 personnalités sont décédées en janvier 2000

Statistiques des célébrités décédées en 2000

Combien de célébrités sont mortes en 2000 ?
200044 décès
199947 décès
199841 décès
Qui est la célébrité la plus âgée décédée en 2000 ?
Carl Barks, décédée à 99 ans
Qui est la célébrité la plus jeune décédée en 2000 ?
Lolo Ferrari, décédée à 37 ans
Quel est l'âge moyen des célébrités décédées en 2000 ?
200076.9 ans
199971 ans
199870 ans
Quel est l'âge de décès le plus fréquent en 2000 ?
85 ans (4 personnes)
Combien de célébrités ont dépassé l'espérance de vie en France ?
Hommes >79 ans15 / 36
Femmes >85 ans2 / 8
Total17 / 44
Référence 2024 : 85,6 ans (femmes) · 79,4 ans (hommes)
Quelle est la répartition des décès par saison en 2000 ?
Été13
Automne11
Hiver10
Printemps10
Quel mois a enregistré le plus de décès en 2000 ?
Novembre avec 6 décès
Quel mois a enregistré le moins de décès en 2000 ?
Avril avec 2 décès
Quelle date a enregistré le plus de décès en 2000 ?
Le dimanche 17 décembre 2000 avec 2 décès
Quel jour de la semaine a enregistré le plus de décès en 2000 ?
Le samedi (11 décès)
Quelles nationalités de célébrités sont les plus touchées en 2000 ?
France20
États-Unis9
Royaume-Uni4
Canada3
Belgique2
Quelle est la répartition des décès par catégorie (acteurs, musiciens, politiques…) ?
Acteurs18
Responsables politiques4
Écrivains3
Sportifs3
Réalisateurs3
Dessinateurs3
Chanteurs2
Journalistes2
Producteurs2
Inventeurs1
Quel est le signe astrologique le plus fréquent chez les célébrités décédées en 2000 ?
Lion6
Cancer5
Poissons5
Quelles sont les principales causes de décès des célébrités en 2000 ?
Cancer11
crise cardiaque7
suicide2
maladie de Parkinson2
accident vasculaire cérébral2

Les disparitions marquantes de l'année 2000

Le cinéma de l'après-guerre tire sa révérence

En douze mois, 2000 emporte une série d'acteurs et de réalisateurs dont les carrières s'enracinent dans l'immédiat après-guerre : Alec Guinness, Walter Matthau, Vittorio Gassman, Odette Joyeux, Pascale Audret, Claude Autant-Lara, Roger Vadim, Claude Sautet. Huit noms, huit trajectoires distinctes, une même époque révolue.

Alec Guinness (5 août, 86 ans) avait construit l'une des carrières les plus rigoureuses du cinéma britannique, de Noblesse oblige (1949) au Pont de la rivière Kwaï (1957), Oscar du meilleur acteur à la clé. C'est pourtant un rôle qu'il jugeait indigne qui lui vaut l'immortalité populaire : Obi-Wan Kenobi dans Star Wars (1977). Dans ses lettres privées, il décrivait les dialogues comme "bons pour la poubelle" et son personnage comme "insupportable". Il avait néanmoins eu le réflexe de négocier 2 % des recettes sur les produits dérivés, ce qui lui rapporta plus de 95 millions de dollars avant sa mort.

Walter Matthau (1er juillet, 79 ans), oscarisé pour Fortune sourit à la chance (1966), reste associé à sa complicité avec Jack Lemmon, avec lequel il tourna dix films en trente ans, de Drôle de couple à Out à Las Vegas.

Vittorio Gassman (29 juin, 77 ans) fut l'un des piliers du cinéma populaire italien des années 1950-1970, révélé par Dino Risi dans Le Fanfaron (1962). Formé au théâtre classique, il ne considérait pas le cinéma comme son terrain principal, ce qui ne l'empêcha pas d'en devenir l'une des figures les plus reconnaissables.

Claude Sautet (22 juillet, 76 ans) avait construit un cinéma du quotidien bourgeois français des années 1970-1980, avec César et Rosalie (1972), Vincent, François, Paul et les autres (1974) et Un coeur en hiver (1992). Un registre précis, sans équivalent dans le cinéma français de son époque.

Roger Vadim (11 février, 72 ans) reste surtout connu pour ses trois mariages successifs avec Brigitte Bardot, Annette Stroyberg, puis Jane Fonda, et pour avoir lancé la carrière de chacune d'elles. Sa filmographie propre, d'Et Dieu créa la femme (1956) aux adaptations fantastiques des années 1960, est moins souvent mentionnée.


Schulz et Barks : deux géants de la BD dans la même année

La bande dessinée mondiale perd en 2000 deux de ses créateurs les plus lus du XXe siècle, à quatre mois d'intervalle.

Charles Schulz (12 février, 77 ans) avait publié 17 897 strips de Peanuts sans interruption ni assistant depuis 1950, ce que le spécialiste des médias Robert Thompson qualifie de "plus longue histoire jamais racontée par un seul être humain". Il meurt le 12 février 2000, quelques heures avant la parution de son ultime planche dominicale, dans laquelle il faisait ses adieux aux lecteurs. La coïncidence n'en était pas une : Schulz travaillait plusieurs semaines en avance, et avait lui-même annoncé l'arrêt de la série en décembre 1999 après le diagnostic d'un cancer du côlon. À sa demande, personne n'a été autorisé à continuer Peanuts après lui.

Carl Barks (25 août, 99 ans) avait créé Picsou en 1947 et construit l'univers de Donaldville sur plus de trois décennies de production pour les studios Disney. Longtemps anonyme par contrat, il n'était crédité que comme "l'artiste Disney" et n'a été publiquement identifié comme le créateur de Picsou qu'à partir des années 1960, grâce aux collectionneurs qui avaient fini par retrouver sa trace.


Des vies plus grandes que leur célébrité

Trois personnalités de cette liste sont connues pour une facette de leur existence qui masque presque entièrement une autre, souvent plus remarquable.

Hedy Lamarr (19 janvier, 85 ans) fut l'une des actrices hollywoodiennes les plus photographiées des années 1940. Ce que la plupart de ses contemporains ignoraient : après ses journées de tournage, elle travaillait à sa table à dessin sur des problèmes d'ingénierie. En 1942, elle dépose avec le compositeur George Antheil un brevet pour un système de guidage de torpilles par saut de fréquence radio, conçu pour résister au brouillage ennemi. Le principe, baptisé étalement de spectre, est aujourd'hui à la base du Bluetooth et du WiFi. La marine américaine avait classifié l'invention sans jamais l'utiliser pendant la guerre. Le brevet expira avant que la technologie soit exploitée commercialement : Lamarr n'en tira aucun revenu. Elle reçut la reconnaissance de la profession en 1997, trois ans avant sa mort.

Gino Bartali (5 mai, 85 ans), double vainqueur du Tour de France (1938 et 1948), utilisait ses sorties d'entraînement pendant l'Occupation allemande pour transporter des faux papiers d'identité dissimulés dans le cadre de son vélo, parcourant parfois plus de 300 km par jour entre Florence, Assise et Gênes au service du réseau de résistance coordonné par le cardinal Elia Dalla Costa et le rabbin Nathan Cassuto. Sa notoriété de champion lui permettait de passer les checkpoints sans éveiller les soupçons. Il refusa toute sa vie d'en parler publiquement. Sa reconnaissance officielle comme Juste parmi les nations par le mémorial de Yad Vashem n'intervint qu'en septembre 2013, treize ans après sa mort. Des historiens ont depuis soulevé des questions sur le nombre exact de personnes sauvées, sans remettre en cause la réalité de son engagement.

Frédéric Dard (6 juin, 78 ans) publia 175 romans policiers sous le pseudonyme San-Antonio entre 1949 et 1999, avec une langue inventive et argotique construite de toutes pièces, distincte de tout modèle antérieur. Ses romans signés de son vrai nom relevaient d'un registre radicalement différent, plus sombre. Les deux voix coexistèrent sans jamais se mélanger.


Hafez el-Assad et Habib Bourguiba : deux ères qui se ferment

Hafez el-Assad (10 juin, 69 ans) avait dirigé la Syrie d'une main sans partage depuis son coup d'État de 1970. Sa mort ouvre une succession organisée : son fils Bachar, initialement formé comme ophtalmologue à Londres, est rappelé au pays dès 1994 après la mort accidentelle de son frère aîné Bassel, héritier désigné. La transition de juin 2000 marque le premier transfert héréditaire du pouvoir dans une république du monde arabe.

Habib Bourguiba (6 avril, 96 ans) avait dirigé la Tunisie depuis son indépendance en 1956 jusqu'à sa destitution par Ben Ali en 1987, au terme de 31 ans de pouvoir. Il mourut assigné à résidence dans sa ville natale de Monastir, où il avait fait construire son mausolée de son vivant.