Elena Rybakina, née le 17 juin 1999 à Moscou (Russie), est une joueuse de tennis kazakhstanaise, première représentante du Kazakhstan à remporter un titre du Grand Chelem, à Wimbledon en 2022, puis à l'Open d'Australie en 2026.
Formée au Dinamo Moscou puis au Spartak Tennis Club, Elena Rybakina pratique la gymnastique et le patinage artistique dans l'enfance avant de se consacrer exclusivement au tennis à six ans, après que ses entraîneurs l'ont jugée trop grande pour ces disciplines. En catégorie junior, elle atteint les demi-finales de l'Open d'Australie et de Roland-Garros 2017, et remporte le Trofeo Bonfiglio à Milan aux dépens d'Iga Swiatek. Elle termine à la 3e place mondiale junior avant de rejoindre le circuit professionnel. En 2018, la Fédération de tennis du Kazakhstan lui propose un soutien financier et sportif que la Fédération russe de tennis, dont le président Shamil Tarpischev avait alors déclaré qu'elle n'était pas prometteuse, ne lui offre pas. Elle adopte la nationalité kazakhstanaise en juillet 2018. En 2019, sous la conduite de l'entraîneur croate Stefano Vukov, contacté via la joueuse ukrainienne Anhelina Kalinina, elle remporte son premier titre WTA à Bucarest et intègre le Top 100.
En 2020, Rybakina enchaîne quatre finales en six tournois, dont deux WTA Premier, à Saint-Pétersbourg et Dubaï, avant que la pandémie de Covid-19 n'interrompe la saison. En 2021, elle atteint les quarts de finale à Roland-Garros en éliminant Serena Williams en huitièmes. L'année suivante, le 9 juillet 2022, elle s'impose à Wimbledon face à Ons Jabeur (3-6, 6-2, 6-2), devenant la première Kazakhstanaise à gagner un Grand Chelem et la plus jeune lauréate du tournoi londonien depuis Petra Kvitova en 2011. En 2023, elle gagne les WTA 1000 d'Indian Wells, battant Aryna Sabalenka et Iga Swiatek dans la même semaine, puis de Rome, terminant l'année à la 4e place mondiale. La saison 2024 lui apporte trois titres (Brisbane, Abu Dhabi, Stuttgart). En 2025, après une fin de saison difficile marquée par l'affaire de suspension de Vukov et une blessure à l'épaule à Melbourne, elle rebondit pour remporter les WTA Finals à Riyad sans concéder la moindre défaite, empochant un prize money record de 5,235 millions de dollars. Le 31 janvier 2026, elle conquiert son deuxième Grand Chelem en s'imposant à l'Open d'Australie face à Aryna Sabalenka (6-4, 4-6, 6-4), après être revenue d'un déficit de 0-3 dans le troisième set.
1999 : naissance le 17 juin à Moscou, Russie
2017 : demi-finales junior à l'Open d'Australie et à Roland-Garros ; victoire au Trofeo Bonfiglio à Milan contre Iga Swiatek
2018 : naturalisation kazakhstanaise en juillet ; premier titre ITF à Kazan
2019 : premier titre WTA à Bucarest ; intégration du Top 100
2020 : quatre finales en six tournois, dont Saint-Pétersbourg et Dubaï ; titre à Hobart
2021 : quart de finale à Roland-Garros après victoire sur Serena Williams en huitièmes
2022 : victoire à Wimbledon le 9 juillet face à Ons Jabeur (3-6, 6-2, 6-2) ; premier titre du Grand Chelem ; classement no 12 mondiale
2023 : finale à l'Open d'Australie (défaite face à Aryna Sabalenka) ; titres aux WTA 1000 d'Indian Wells et de Rome ; classement no 3 mondiale (record personnel)
2024 : trois titres WTA 500 (Brisbane, Abu Dhabi, Stuttgart) ; demi-finale à Wimbledon
2025 : suspension de l'entraîneur Stefano Vukov par la WTA (janvier) ; titre aux WTA Finals à Riyad (novembre), sans défaite, prize money record de 5,235 millions de dollars
2026 : victoire à l'Open d'Australie le 31 janvier face à Aryna Sabalenka (6-4, 4-6, 6-4) ; deuxième titre du Grand Chelem ; classement no 2 mondiale (record personnel) ; élimination au 2e tour de Roland-Garros par Yuliia Starodubtseva
Elena Rybakina est la fille d'Andreï Rybakine, qui l'a initiée au tennis à l'âge de six ans, et d'Ekaterina Rybakina. Son père avait pratiqué le volley-ball et a introduit ses deux filles au tennis, ses premières tentatives avec la gymnastique et le patinage ayant été abandonnées faute d'une stature adaptée. Ses parents résident à Moscou. Sa sœur aînée Anna, de trois ans son aînée, l'accompagne régulièrement sur le circuit, où Rybakina décrit son influence comme particulièrement positive. La joueuse est résidente de Dubaï. Aucune relation sentimentale n'a été confirmée publiquement par la joueuse elle-même.
Sur le plan des engagements, Rybakina a annoncé après son sacre à Wimbledon en 2022 qu'elle consacrerait une partie de son prize money au développement du tennis junior au Kazakhstan. Elle est parrainée par Red Bull et entretient une relation active avec ses sponsors kazakhstanais Bank RBK, KAZ Minerals et Kazakhmys. Connue pour son flegme caractéristique en match, elle a déclaré à la presse travailler à maîtriser ses émotions sur le court par respect pour le public, notamment les jeunes spectateurs. En 2026, elle s'est exprimée en conférence de presse à Roland-Garros en déclarant se concentrer uniquement sur ses propres progrès, tournoi après tournoi.
En juillet 2022, la victoire de Rybakina à Wimbledon a suscité une polémique publique liée à ses origines russes. Exclues du tournoi en raison de l'invasion de l'Ukraine, les joueuses russes et biélorusses ne pouvaient participer que sous couvert d'une autre nationalité. Shamil Tarpischev, président de la Fédération russe de tennis, a affirmé que la Russie avait "remporté Wimbledon" et qualifié Rybakina de "produit du tennis russe". Rybakina a publiquement réfuté cette assertion, déclarant que son changement de nationalité en 2018 répondait à un besoin de soutien sportif et financier que la Russie ne lui avait pas offert. La WTA a par ailleurs ouvert en 2024 une enquête sur l'entraîneur croate Stefano Vukov, à la suite d'une plainte d'un membre de la famille de Rybakina portant sur des abus psychologiques et des comportements inappropriés. Selon un résumé de trois pages transmis par la directrice générale de la WTA Portia Archer, Vukov aurait eu des comportements dégradants envers la joueuse. Provisoirement suspendu en janvier 2025, Vukov a fait appel de la décision et a obtenu en août 2025 la levée de sa suspension par un tribunal indépendant. Rybakina avait contesté les accusations, déclarant publiquement à Sydney en janvier 2025 : "La seule chose que je peux dire, c'est qu'il ne m'a jamais maltraitée." Elle avait également collaboré brièvement avec Goran Ivanisevic au début de la saison 2025, avant de se séparer de celui-ci après l'Open d'Australie. Suite à sa victoire aux WTA Finals en novembre 2025, Rybakina a refusé de poser aux côtés de la directrice générale de la WTA, Portia Archer, geste directement lié aux tensions persistantes autour de l'affaire Vukov.
1 - En 2017, Rybakina bat la future numéro une mondiale Iga Swiatek en finale du Trofeo Bonfiglio à Milan alors que toutes deux sont encore en catégorie junior. Les deux joueuses se retrouveront des années plus tard au sommet du classement WTA.
2 - La famille Rybakine a vendu sa voiture pour financer les déplacements en tournoi junior d'Elena, selon plusieurs sources biographiques. Cette contrainte budgétaire explique en partie pourquoi le soutien financier du Kazakhstan a été déterminant dans sa décision de changer de nationalité en 2018.
3 - Rybakina a compilé 516 aces en 2025, devenant la deuxième joueuse de l'histoire du circuit WTA à franchir cette barre dans une même saison, après Karolina Pliskova. C'est la deuxième fois qu'elle termine en tête du circuit pour ce critère.
4 - À l'Open d'Australie 2026, Rybakina est devenue la première joueuse depuis 2004 à atteindre une finale dans ce tournoi sans avoir concédé un seul set de tout le parcours, et la première depuis Wimbledon 2008 à y parvenir dans un Grand Chelem.
5 - Après son titre à Wimbledon 2024, Rybakina a remporté la Porsche offerte à la lauréate du tournoi de Stuttgart, ajoutant au palmarès matériel d'une joueuse dont les victoires incluent des automobiles de luxe en guise de trophées additionnels, tradition de cet événement.
6 - Qualifiée en 2025 pour les WTA Finals à Riyad en tant que huitième et dernière joueuse du tableau, Rybakina a remporté les cinq matchs du tournoi sans concéder aucune défaite, empochant le plus gros chèque de l'histoire du tennis féminin (5,235 millions de dollars).
- Métier(s) : joueuse de tennis professionnelle
- Résidence principale : Dubaï (Émirats arabes unis)
- Relations de couple : non documentées
- Enfants : aucun documenté
- Distinctions : victoire à Wimbledon 2022, victoire à l'Open d'Australie 2026, WTA Finals 2025 ; 13 titres WTA en simple ; classement no 2 mondiale (mars 2026)
« Le passage de junior au circuit professionnel est très difficile. »
— Interview citée dans La Presse, juillet 2022 (déclaration originale en anglais, traduite)
« La seule chose que je peux dire, c'est qu'il ne m'a jamais maltraitée. »
— Conférence de presse Sydney, janvier 2025 (AP, repris par aol.com)
« Je joue pour le Kazakhstan depuis longtemps. Je suis vraiment heureuse de représenter ce pays. »
— Conférence de presse Wimbledon, juillet 2022 (AFP, RTBF)
« Il n'y a pas de calcul à faire, je veux toujours tout gagner. Je veux gagner chaque match, chaque tournoi, c'est l'objectif dès que je suis présente quelque part. »
— Interview Tennis Majors, 2020
« Il y a des moments où l'on est en colère sur le court, quand rien ne se passe comme prévu, et où l'on a juste envie de tout casser. Mais j'essaie de me contrôler, de ne pas laisser mes émotions prendre le dessus. »
— Interview Tengri TV, publiée par TennisTemple FR, novembre 2025 (traduit du russe/kazakh)
« Le passage de junior au circuit professionnel est très difficile. »
— Interview citée dans La Presse, juillet 2022 (déclaration originale en anglais, traduite)
« La seule chose que je peux dire, c'est qu'il ne m'a jamais maltraitée. »
— Conférence de presse Sydney, janvier 2025 (AP, repris par aol.com)
« Je joue pour le Kazakhstan depuis longtemps. Je suis vraiment heureuse de représenter ce pays. »
— Conférence de presse Wimbledon, juillet 2022 (AFP, RTBF)
« Il n'y a pas de calcul à faire, je veux toujours tout gagner. Je veux gagner chaque match, chaque tournoi, c'est l'objectif dès que je suis présente quelque part. »
— Interview Tennis Majors, 2020
« Il y a des moments où l'on est en colère sur le court, quand rien ne se passe comme prévu, et où l'on a juste envie de tout casser. Mais j'essaie de me contrôler, de ne pas laisser mes émotions prendre le dessus. »
— Interview Tengri TV, publiée par TennisTemple FR, novembre 2025 (traduit du russe/kazakh)