Cette année marque le 25ᵉ anniversaire de sa disparition.
Jean Richard, acteur et directeur de cirques français né le 18 avril 1921 à Bessines (Deux-Sèvres), est devenu l'un des comédiens les plus populaires de la télévision française grâce à son incarnation du commissaire Maigret dans plus de quatre-vingt-dix épisodes, tout en bâtissant parallèlement un empire du cirque et des loisirs.
Jean François Henri Richard grandit dans les Deux-Sèvres dans un milieu rural marqué par le monde animal, son père Pierre Richard étant marchand de chevaux. Lycéen au lycée Fontanes de Niort, il se passionne pour le dessin et publie des caricatures dans la presse régionale, alors que sa famille le destine à une carrière de notaire. Après un échec à l'examen d'entrée à l'école du Cadre noir de Saumur, il se tourne vers les cabarets lyonnais, puis monte avec des amis une compagnie de théâtre amateur. En 1945, il prend la direction du Théâtre aux Armées dans l'Allemagne occupée. De retour en France, il intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1947. Engagé au cabaret parisien l'Amiral, il y forme un trio comique avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, jouant des revues pendant près de neuf ans et créant le personnage de Claudius Binoche, le « gars de Champignol », qui lui vaut un premier succès populaire.
Sa carrière au cinéma démarre en 1947 avec Six heures à perdre aux côtés de Louis de Funès, sous la direction d'Alex Joffé. Il enchaîne les comédies populaires tout au long des années 1950, dont Belle mentalité (1952) et Chéri-Bibi (1955). Jean Renoir lui offre l'un de ses rôles les plus exigeants dans Elena et les hommes (1956). C'est la télévision qui lui apporte la consécration nationale : à partir d'octobre 1967, sous la direction de Claude Barma, il incarne le commissaire Maigret de Georges Simenon dans une série de quatre-vingt-huit épisodes, dont dix-huit en noir et blanc, le dernier diffusé en juin 1990. Il demeure à ce jour le seul acteur au monde à avoir tourné l'intégralité des Maigret de Simenon. En parallèle à cette double carrière, il développe un empire du spectacle et des loisirs : zoo à Ermenonville en 1955, premier parc à thème français La Mer de sable en 1963, puis rachat du cirque Pinder en 1972.
1921 : naissance le 18 avril à Bessines, Deux-Sèvres.
1939 : publie ses premières caricatures dans la presse régionale ; service dans la cavalerie.
1945 : directeur du Théâtre aux Armées en Allemagne occupée ; premier mariage avec Anne-Marie Lejard.
1947 : entrée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique ; premier rôle au cinéma dans Six heures à perdre.
1952 : premier grand succès cinématographique avec Belle mentalité.
1955 : ouverture du zoo Jean Richard à Ermenonville ; installation dans l'Oise.
1957 : mariage avec la comédienne Annick Tanguy ; création du premier cirque Jean Richard avec les familles Grüss et Jeannet.
1963 : création du parc d'attractions La Mer de sable à Ermenonville, premier parc à thème français.
1967 : début de la série télévisée Maigret sur l'ORTF, sous la direction de Claude Barma.
1972 : rachat du cirque Pinder le 29 janvier.
1973 : grave accident de voiture le 10 mai près d'Évreux ; six semaines de coma, hospitalisé à Lariboisière.
1980 : Grand Prix national du cirque, après avoir fait reconnaître le cirque comme activité culturelle par l'État.
1983 : cession du cirque Pinder et du cirque Jean Richard après deux dépôts de bilan.
1990 : diffusion du 88e et dernier épisode de Maigret ; retraite de comédien.
1995 : nommé chevalier de la Légion d'honneur.
2001 : décès le 12 décembre à l'hôpital de Senlis, à l'âge de 80 ans.
Né à Bessines dans une famille d'éleveurs, Jean Richard est le fils de Pierre Richard, marchand de chevaux, et de Suzanne Boinot. Il fréquente l'école de garçons de Bessines puis le lycée Fontanes de Niort. En 1945, il épouse en premières noces Anne-Marie Lejard, dont il aura une fille, Élisabeth, née le 22 août 1946 ; le couple divorce en 1951. Le 3 décembre 1957, il se marie avec la comédienne et danseuse Annick Tanguy, née le 6 octobre 1930 à Aubervilliers. Annick Tanguy, qui incarne Madame Maigret à la télévision après Dominique Blanchar, reste sa compagne jusqu'à son décès, le 24 juillet 1999 à Ermenonville. De cette union naît Jean-Pierre Richard, le 23 avril 1958 à Paris, qui travaillera avec son père au cirque avant de devenir éphémère directeur du cirque Jean Richard.
Jean Richard s'installe à Ermenonville dès 1955 et y est élu conseiller municipal. Sa passion pour les animaux, née dans l'enfance auprès des fauves de ménagerie, le conduit à constituer une collection animale considérable, socle de son zoo et de ses cirques. Il milite activement pour la reconnaissance institutionnelle du cirque, obtenant en 1980 de l'État qu'il soit classé activité culturelle à part entière, ce qui lui vaut le Grand Prix national du cirque la même année. Bessines lui rend hommage de son vivant en donnant son nom à une rue. Il collabore au magazine pour enfants Pif Gadget entre 1973 et 1976, avec les séries Jean Richard enquête et Jean Richard raconte, prolongeant auprès du jeune public la notoriété acquise par la série Maigret.
Jean Richard décède le 12 décembre 2001 à l'hôpital de Senlis, dans l'Oise, des suites d'un cancer, à l'âge de 80 ans. Les sources consultées ne précisent pas la localisation exacte de la tumeur. Le décès survient deux ans après celui de son épouse Annick Tanguy, disparue en juillet 1999.
Jean Richard est inhumé au cimetière d'Ermenonville, dans l'Oise, commune où il avait vécu et bâti l'essentiel de son oeuvre entrepreneuriale. En 2021, le centième anniversaire de sa naissance est célébré par une série de manifestations à Bessines, sa ville natale, et à Ermenonville. La ville de Bessines a donné son nom à une rue en son honneur de son vivant.
1 - Lors de son audition pour le rôle de Maigret en 1967, Georges Simenon lui offre deux pipes en lui déclarant qu'il tient la sienne comme quelqu'un qui a l'habitude, contrairement à Jean Gabin qui ne convainquait pas en fumeur de pipe.
2 - Adolescent, Jean Richard échoue à l'entrée de l'école du Cadre noir de Saumur parce que sa jument, Miss Mondaine, entre à reculons dans le manège en renversant le colonel examinateur.
3 - En 1969, son disque De la Jungle à la Piste reçoit le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, distinction habituellement réservée à des oeuvres musicales, pour un album consacré aux animaux de cirque.
4 - Son livre Mes bêtes à moi (1966), consacré à sa ménagerie, obtient le Prix Grammont, récompense décernée par la Société protectrice des animaux.
5 - Son accident de voiture du 10 mai 1973 le laisse six semaines dans le coma à l'hôpital Lariboisière à Paris ; il qualifiera lui-même cet événement de « vie coupée en deux » dans ses mémoires Ma vie sans filet.
6 - Jean Richard constitue à son apogée en 1977 la plus grande entreprise européenne de spectacle vivant et de loisirs, incluant deux cirques itinérants, un cirque fixe à Paris (le Nouvel Hippodrome), un zoo et deux parcs à thème dans l'Oise.
- Métier(s) : acteur, directeur de cirques, entrepreneur du spectacle
- Résidence principale : Ermenonville (Oise)
- Relations de couple : Anne-Marie Lejard (mar. 1945, div. 1951) ; Annick Tanguy (mar. 1957, déc. 1999)
- Enfants : Élisabeth Richard (née le 22 août 1946) ; Jean-Pierre Richard (né le 23 avril 1958, déc. 2009)
- Distinctions : Grand Prix national du cirque (1980) ; Grand Prix de l'Académie Charles-Cros (1969) ; Prix Grammont ; chevalier de la Légion d'honneur (1995)
La pitié est une autre infirmité.
L'appât du gain n'a pas de limites.
Comme c'est beau l'amour. Ça endure tout.
Parfois les lèvres prostituent les paroles.
C'est le capital qui, au fond, mène l'église.
On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
Quand on fait dans la fidélité, parfois on s'épuise.
L'oisiveté est peut-être aussi la mère de la paresse.
Les tyrans souvent se désemparent devant leur victime.
Le dévouement d'un homme va souvent plus loin que lui.
L'imagination, c'est l'art de faire des images au mérite.
Un cheval dompté n'a pas la vie belle. Une femme non plus.
La démolition c'est comme la morale, ça fout tout par terre.
Se laisser aller à l'imagination aide à perdre la notion du temps.
Essuyer une larme est chose facile, l'assécher l'est beaucoup moins.
L'amour de loin, c'est comme un compte en banque, on n'en jouit pas.
Le zèle mène toujours un peu trop loin, mais parfois il est nécessaire.
La religion n'est-elle pas avant tout un grand désir de retour dans les galaxies ?
La chasteté a dans son jardin de grandes et de petites fleurs. Heureux qui les cueillent !
Un homme au pouvoir n'a qu'un seul parti à prendre, le sien qui le maintiendra au pouvoir.
Les femmes gouvernent le monde. Rien de nouveau même si de temps en temps on le fait savoir.
On n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive.
Universités. C'est une industrie qui sert à alimenter le marché commun de la pensée de la nation.
L'argent pour les avocats, c'est un peu comme les indulgences, ça produit son effet de loin-z-à-loin.
L'art, c'est la divinisation même des belles choses, comme le péché. Aussi longtemps que le péché reste caché.
Tous ceux qui essaient de faire du bien aux autres n'en font jamais assez. Les mauvaises langues les noircissent.
Qu'est-ce que les folles ?- Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
Qu'est-ce que les folles ?
- Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
A propos de l'univers toutes les idées se valent. Elles sont toutes fausses. Même la science est un tissu de mensonges et d'illusions.
Un policier en voie de faire une arrestation est toujours exaspéré. Il ressent l'émotion du chasseur devant le gibier ou l'aigreur du persécuteur.
Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s'aperçoit que les murs d'une métropole gardent les gens à l'étroit.
Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort.
La complaisance est une disposition à s'accommoder au plaisir et aux désirs des autres. C'est le désir de plaire par intérêt et en même temps la crainte de déplaire.
La pitié est une autre infirmité.
L'appât du gain n'a pas de limites.
Comme c'est beau l'amour. Ça endure tout.
Parfois les lèvres prostituent les paroles.
C'est le capital qui, au fond, mène l'église.
On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
Quand on fait dans la fidélité, parfois on s'épuise.
L'oisiveté est peut-être aussi la mère de la paresse.
Les tyrans souvent se désemparent devant leur victime.
Le dévouement d'un homme va souvent plus loin que lui.
L'imagination, c'est l'art de faire des images au mérite.
Un cheval dompté n'a pas la vie belle. Une femme non plus.
La démolition c'est comme la morale, ça fout tout par terre.
Se laisser aller à l'imagination aide à perdre la notion du temps.
Essuyer une larme est chose facile, l'assécher l'est beaucoup moins.
L'amour de loin, c'est comme un compte en banque, on n'en jouit pas.
Le zèle mène toujours un peu trop loin, mais parfois il est nécessaire.
La religion n'est-elle pas avant tout un grand désir de retour dans les galaxies ?
La chasteté a dans son jardin de grandes et de petites fleurs. Heureux qui les cueillent !
Un homme au pouvoir n'a qu'un seul parti à prendre, le sien qui le maintiendra au pouvoir.
Les femmes gouvernent le monde. Rien de nouveau même si de temps en temps on le fait savoir.
On n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive.
Universités. C'est une industrie qui sert à alimenter le marché commun de la pensée de la nation.
L'argent pour les avocats, c'est un peu comme les indulgences, ça produit son effet de loin-z-à-loin.
L'art, c'est la divinisation même des belles choses, comme le péché. Aussi longtemps que le péché reste caché.
Tous ceux qui essaient de faire du bien aux autres n'en font jamais assez. Les mauvaises langues les noircissent.
Qu'est-ce que les folles ?- Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
Qu'est-ce que les folles ?
- Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
A propos de l'univers toutes les idées se valent. Elles sont toutes fausses. Même la science est un tissu de mensonges et d'illusions.
Un policier en voie de faire une arrestation est toujours exaspéré. Il ressent l'émotion du chasseur devant le gibier ou l'aigreur du persécuteur.
Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s'aperçoit que les murs d'une métropole gardent les gens à l'étroit.
Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort.
La complaisance est une disposition à s'accommoder au plaisir et aux désirs des autres. C'est le désir de plaire par intérêt et en même temps la crainte de déplaire.