Jules Sitruk a grandi devant des caméras avant de chercher à s'installer derrière. Enfant star du cinéma français au début des années 2000 avec Monsieur Batignole et Moi César, 10 ans ½, 1m39, il a progressivement élargi son activité vers la réalisation et l'écriture, tout en continuant à tourner dans des rôles plus discrets. En avril 2026, aucun projet n'est annoncé publiquement et l'acteur ne fait pas l'objet d'actualité médiatique.
Jules Sitruk naît le 16 avril 1990 aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, dans un milieu artistique : son père Claude est le leader du groupe Les Costars (1979-1986), puis le premier producteur des BB Brunes ; sa mère Jeanne est dessinatrice et graphiste. Il entre dans le spectacle à huit ans. "Petit, je jouais des petites saynètes à mes parents. Et un jour, j'ai vu une petite annonce pour un casting dans un journal. J'y suis allé, j'ai eu le rôle, et ça a commencé comme ça", confie-t-il à BFMTV Paris en 2020 (repris par Paris Match, décembre 2023). Il fait ses études à l'École des Enfants du Spectacle puis au collège Rognoni, avant d'obtenir au lycée Claude-Monet à Paris un bac littéraire avec option théâtre lourde (douze heures par semaine). Il intègre ensuite une faculté de cinéma pendant deux ans - ses seules études, comme il le souligne lui-même (La Voix du Nord, 2012).
Dès 2000, il tient le rôle principal de Rémi dans la mini-série Sans famille aux côtés de Pierre Richard. En 2002, à onze ans, il tourne Monsieur Batignole de et avec Gérard Jugnot, où il incarne Simon Bernstein, un enfant juif caché pendant l'Occupation. L'année suivante, il est César dans Moi César, 10 ans ½, 1m39 de Richard Berry, comédie tournée à hauteur d'enfant. Les deux films rencontrent un large public. Lors de la promotion de Moi César, le producteur Luc Besson accompagne l'équipe. Sitruk lui répète sans relâche "Tu veux pas produire mes films ?", jusqu'à ce que Besson réponde : "Oui, pourquoi pas, mais il faut que tu commences par emmagasiner de l'expérience dans les autres métiers" (Paris Match, décembre 2023). Il suit le conseil, multiplie les stages de montage et s'installe dans l'écriture. Il joue ensuite Jean dans Vipère au poing de Philippe de Broca (2004), Luc dans Les Aiguilles rouges de Jean-François Davy (2006), puis Didier Revol dans le film britannique Le Fils de Rambow de Garth Jennings (2008), son premier tournage en anglais, à Londres. En parallèle, il prête sa voix dans une cinquantaine de doublages : Haleth fils de Hama dans Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours (2002), le narrateur enfant de La Marche de l'empereur de Luc Jacquet (2005), Oliver Twist dans l'adaptation de Roman Polanski (2006), Ignacio jeune dans La Mauvaise Éducation de Pedro Almodóvar (2005).
La décennie 2010 voit sa carrière d'acteur continuer dans des rôles moins exposés, ce qu'il assume. "Mon père - qui est lui-même artiste - m'a toujours dit que c'était un métier constitué de hauts et de bas, qui pouvait s'arrêter du jour au lendemain, qu'il ne fallait pas se lancer là-dedans si on n'avait pas la volonté de s'accrocher", confie-t-il à La Voix du Nord en 2012. Il tourne dans Mon père est femme de ménage de Saphia Azzeddine (2011) avec François Cluzet, puis dans Le Fils de l'autre de Lorraine Lévy (2013) aux côtés d'Emmanuelle Devos et Pascal Elbé, et dans Bob et les Sex Pistaches d'Yves Matthey (2013). En 2015, il réalise son premier court métrage, Windows, produit par la société Madjinn Films, avec Anthony Sonigo et Sonia Rolland, sur les thèmes du voyeurisme et de la surveillance généralisée - un projet qu'il porte depuis 2012 et dont il écrit le scénario avec son ami réalisateur Cyril Paris. "J'ai toujours écrit des scénarios, dès mon plus jeune âge. Cela me permet de me lâcher, de déverser des flots de pensées, de reproches, d'idées, de fantasmes, qu'il me serait bien difficile de crier autrement, je suis bien trop réservé pour cela", explique-t-il à Paroles d'Actu en mars 2014. En 2018, il donne la réplique à Rooney Mara et Joaquin Phoenix dans Marie Madeleine du réalisateur australien Garth Davis, où il incarne le personnage d'Aaron. Il tourne ensuite dans la série Myster Mocky présente (2019) et dans le téléfilm Ça tourne à Saint-Pierre-et-Miquelon (2022). En 2020, il déclare à BFMTV préparer son premier long métrage. En avril 2026, aucun projet n'est annoncé publiquement et l'acteur ne fait pas l'objet d'actualité médiatique.
Jules Sitruk grandit dans un environnement artistique familial à Paris. Son père Claude est musicien et producteur, sa mère Jeanne est dessinatrice et graphiste. Son frère cadet s'appelle Tom. Il est le neveu du grand rabbin de France Joseph Sitruk (1944-2016) et le cousin éloigné du comédien Olivier Sitruk. Il se décrit lui-même comme réservé et observateur : le personnage de Léonard qu'il écrit pour Windows lui ressemble en ce point, "toujours en observation" (Paroles d'Actu, mars 2014). Son bac littéraire option théâtre à Paris lui fait découvrir les planches avec enthousiasme, mais il ne franchit jamais le pas du théâtre professionnel. Il ne fait "que des études de cinéma" (La Voix du Nord, 2012 ; Paris Match, décembre 2023), ce qu'il présente lui-même comme un pari risqué. L'écriture de scénarios l'accompagne depuis l'enfance, comme exutoire autant que comme projet. Parallèlement au jeu, il s'initie au montage lors de nombreux stages avant de se lancer dans la réalisation.
La passion du cinéma est héritée autant que construite. Son admiration pour Hitchcock remonte à l'enfance, sa mère lui passant des épisodes d'Alfred Hitchcock présente. Ses références déclarées vont de Lars Von Trier et Andreï Tarkovski aux Rolling Stones, aux Kinks et aux Beatles, en passant par Electric Light Orchestra (20 Minutes, avril 2013). Il apprécie Brian De Palma, Sam Mendes, David Fincher. Aucune information n'est disponible publiquement sur sa vie sentimentale ni sur sa résidence actuelle.