Michèle Bernier, comédienne et humoriste française née le 2 août 1956 à Paris, est la fille du Professeur Choron, cofondateur de Hara-Kiri. Révélée dans le trio Les Filles aux côtés de Mimie Mathy, elle incarne depuis 2015 Constance Meyer dans La Stagiaire sur France 3.
Née dans le 14e arrondissement de Paris, Michèle Bernier grandit dans un univers marqué par l'humour contestataire de son père, Georget Bernier, alias le Professeur Choron, cofondateur avec François Cavanna du magazine Hara-Kiri. Après des études de droit abandonnées, elle suit une formation théâtrale au cours Viriot, puis participe comme complice aux spectacles d'hypnose de l'illusionniste Dominique Webb. En 1982, elle intègre Le Petit Théâtre de Bouvard, émission diffusée sur Antenne 2 et animée par Philippe Bouvard. Elle y côtoie une génération d'humoristes dont Muriel Robin, Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus, Jean-Marie Bigard et Chantal Ladesou. C'est dans ce cadre qu'elle rencontre Bruno Gaccio, futur auteur des Guignols de l'info et son compagnon pendant quinze ans. En 1986, elle fonde avec Mimie Mathy et Isabelle de Botton le trio comique Les Filles, dont le registre, ancré dans la comédie de situation et le quotidien féminin, tranche avec les satires politiques dominantes de l'époque.
Le trio Les Filles crée en 1988 le spectacle Existe en trois tailles, lancé à La Réunion et à l'île Maurice avant de triompher deux ans en métropole au Théâtre de la Michodière. En 1991, elles montent Le Gros N'avion, mis en scène par Éric Civanyan, puis se séparent en juin 1993. Michèle Bernier poursuit une carrière solo active : au cinéma, elle incarne Solange dans Gazon maudit de Josiane Balasko en 1995, puis collabore avec Claude Lelouch. Au théâtre, son adaptation du Démon de midi, bande dessinée de Florence Cestac, mise en scène par Marie-Pascale Osterrieth au Théâtre du Gymnase Marie Bell à partir de 2000, lui vaut un succès durable avant une transposition cinématographique en 2005. Laurent Ruquier lui écrit en 2014 la pièce Je préfère qu'on reste amis, créée au Théâtre Antoine avec Frédéric Diefenthal. Depuis 2015, elle campe Constance Meyer dans La Stagiaire sur France 3, aux côtés d'Antoine Hamel et de Philippe Lelièvre. Depuis 2014, elle est sociétaire des Grosses Têtes sur RTL.
1956 : naissance le 2 août à Paris 14e
1982 : intègre Le Petit Théâtre de Bouvard sur Antenne 2
1983 : première participation aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL
1985 : décès de sa mère, Odile Vaudelle, le 21 juin
1986 : fondation du trio comique Les Filles avec Mimie Mathy et Isabelle de Botton
1988 : création du spectacle Existe en trois tailles, lancé à La Réunion et à l'île Maurice
1993 : dissolution du trio Les Filles en juin
1995 : rôle de Solange dans Gazon maudit de Josiane Balasko
2000 : succès au théâtre avec Le Démon de midi d'après Florence Cestac, mis en scène par Marie-Pascale Osterrieth
2003 : Prix spécial de la Ville de Saint-Tropez pour Les Frangines au Festival de la fiction TV
2014 : sociétaire des Grosses Têtes sur RTL ; création de Je préfère qu'on reste amis écrite par Laurent Ruquier
2015 : débuts dans La Stagiaire sur France 3 dans le rôle de Constance Meyer
2017 : naissance de ses petits-enfants jumeaux Zoé et Roméo en octobre
2022 : rôle d'Isabelle Fouillot dans le téléfilm Le mystère Daval
2025 : création de Lily et Lily de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy au Théâtre de Paris
Michèle Bernier est la fille de Georget Bernier (1929-2005), humoriste connu sous le nom de Professeur Choron, cofondateur de Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, et d'Odile Vaudelle (1934-1985). De 1982 à 1997, elle est en couple avec Bruno Gaccio, auteur et scénariste des Guignols de l'info. De cette relation naissent deux enfants : Charlotte Gaccio, née en 1987, et Enzo Gaccio, né en 1997. En octobre 2017, Michèle Bernier devient grand-mère des jumeaux Zoé et Roméo, enfants de Charlotte Gaccio et de Sébastien Pons. En 2016, elle partage la scène avec Charlotte dans Je t'ai laissé un mot sur le frigo au Théâtre de Paris.
Michèle Bernier entretient des liens d'amitié durables avec Arielle Dombasle, Charlotte de Turckheim et Philippe Lelièvre, qui ont participé à l'émission Une ambition intime de Karine Le Marchand sur M6 en décembre 2018. Sa collaboration avec la metteuse en scène Marie-Pascale Osterrieth traverse plusieurs décennies et couvre des pièces comme Le Démon de midi, Et pas une ride !, Je préfère qu'on reste amis et Lily et Lily. Enfant, elle souhaitait devenir avocate, à l'image de Gisèle Halimi. Sa passion déclarée pour les romans policiers a, selon elle, contribué à son attrait pour le personnage de Constance Meyer dans La Stagiaire.
1 - Avant de se consacrer au théâtre, Michèle Bernier entamait des études de droit. Elle avait affirmé dans plusieurs interviews vouloir devenir avocate, comme Gisèle Halimi qu'elle admirait enfant.
2 - Pendant sa formation théâtrale, elle officiait comme complice dans les spectacles d'hypnose de l'illusionniste Dominique Webb, une expérience atypique qui lui donna le goût de l'improvisation face au public.
3 - Le spectacle fondateur des Filles, Existe en trois tailles, a d'abord été lancé en dix représentations à La Réunion et à l'île Maurice en 1988, bien avant de rejoindre les scènes parisiennes.
4 - En 2003, elle a participé au film The Tulse Luper Suitcases du réalisateur britannique Peter Greenaway, une incursion dans le cinéma d'auteur international peu mise en avant dans sa biographie habituelle.
5 - Laurent Ruquier, qui l'invite depuis 2014 dans Les Grosses Têtes sur RTL, lui a également écrit deux pièces de théâtre : Je préfère qu'on reste amis en 2014 et Je préfère qu'on reste ensemble en 2022, avec Olivier Sitruk comme partenaire pour la seconde.
- Métier(s) : comédienne, humoriste, auteure, metteuse en scène
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : Bruno Gaccio (1982-1997)
- Enfants : Charlotte Gaccio (née en 1987), Enzo Gaccio (né en 1997)
- Distinctions : Prix spécial de la Ville de Saint-Tropez au Festival de la fiction TV (2003) ; nomination au Molière de l'humour pour Vive demain ! (2019)
Les rides c'est bien, ça prouve qu'on a ri au moins une fois dans sa vie.
— Le Petit Livre de Michèle Bernier, Presses du Châtelet, 2003
Le bonheur, c'est jamais complet, c'est une éponge douce avec toujours un côté qui gratte.
— Le Petit Livre de Michèle Bernier, Presses du Châtelet, 2003
J'ai le sentiment que la vie est un cadeau. Peut-être que le suicide de ma mère, à 51 ans, a révélé cela chez moi.
— Télé 7 jours, 2019 (repris par Purepeople.com, juin 2019)
Tous les ingrédients de cette série m'attiraient : revenir dans mon univers de jeunesse, l'univers policier... Et j'adore les polars !
— FranceTvPro.fr, interview pour La Stagiaire saison 7
Quitte à être triste, autant avoir l'air gai.
Le noeud papillon vit plus de vingt-quatre heures.
Superstition : ne jamais passer sous un chat noir !
Coucher pour réussir, c'est pas grave... si on réussit.
Etre mannequin, ça doit être un sacerdoce. Et c'est bien fait !
Chez les nudistes, quand on drague, on peut aussi prendre une veste !
La vraie insouciance, c'est de laisser les autres s'inquiéter pour soi.
Le cosmonaute, chez lui, il se fait engueuler quand il est dans la lune.
Pinocchio n'a pas eu de chance : il a eu la gueule de bois toute sa vie !
Il y a des cimetières tellement tristes que ça donne pas envie de mourir.
Jeune, on est beau comme un coeur. Vieux, on est beau comme un pacemaker.
Le sport, c'est une très mauvaise idée : ça fait grossir quand on arrête !
Quand on ne se démaquille pas le soir, au moins on est belle toute la nuit.
S'il oublie de me souhaiter mon anniversaire, c'est qu'il ne me voit pas vieillir.
C'est pas grave de ne pas plaire à tout le monde. Ca veut dire qu'on plaît au reste.
Les embouteillages, c'est pratique : ça fait une bonne excuse pour arriver en retard.
Les poches sous les yeux, c'est franchement inutile : on ne peut rien mettre dedans !
Le bonheur, c'est jamais complet, c'est une éponge douce avec toujours un côté qui gratte.
Au moins, quand il est avec sa maîtresse, c'est elle qui est obligée de regarder le foot !
- Pourquoi lire dans les lignes de la main ?
- Parce que dans les lignes des pieds c'est moins facile !
La police n'a pas d'autorité. Normal : vous avez vu dans quoi ils roulent et comment ils sont habillés ?
Le problème, quand on a été heureux au moins une fois dans sa vie, c'est qu'on ne peut plus s'en passer.
Le comble pour un couturier, c'est de se faire arrêter sur l'autoroute à l'embranchement d'une bretelle parce qu'il n'a pas sa ceinture !