Décès
Nationalité
Astrologie

Commémoration

Cette année marque le 10ᵉ anniversaire de sa disparition.

Autre personnalité née le 14/11/1922

Biographie

Boutros Boutros-Ghali est un diplomate et homme politique égyptien né le 14 novembre 1922 au Caire et mort le 16 février 2016 dans la même ville, premier Africain et premier francophone à occuper le poste de secrétaire général des Nations unies de 1992 à 1996.

Parcours

Boutros Boutros-Ghali obtient une licence de droit à l’université du Caire en 1946, un doctorat en droit international à l’université de Paris en 1949 et un diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris la même année. Professeur de droit international et de relations internationales à l’université du Caire de 1949 à 1979, il est également chercheur Fulbright à Columbia (1954-1955), directeur de recherche à l’Académie de droit international de La Haye (1963-1964) et professeur invité à la faculté de droit de Paris (1967-1968). Il préside le Centre d’études politiques et stratégiques d’Al-Ahram (1975) et fonde ou dirige plusieurs revues spécialisées. Membre du comité central de l’Union socialiste arabe (1974-1977), il devient ministre d’État aux Affaires étrangères par intérim en septembre-décembre 1977 puis de septembre 1978 à février 1979. Il joue un rôle central dans les négociations de Camp David (1978) et la signature du traité de paix israélo-égyptien (1979). Député de 1987 à 1991, il est vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères en 1991.

Élu sixième secrétaire général des Nations unies le 3 décembre 1991, il entre en fonction le 1er janvier 1992. Il publie l’Agenda pour la paix (juin 1992) qui pose les bases de la diplomatie préventive et du maintien de la paix. Il organise ou préside quatre grandes conférences mondiales : Rio sur l’environnement (1992), Vienne sur les droits de l’homme (1993), Le Caire sur la population (1994) et Pékin sur les femmes (1995). Son mandat est marqué par les crises somalienne, yougoslave et rwandaise. Les États-Unis mettent leur veto à son second mandat en 1996. De novembre 1997 à décembre 2002, il est le premier secrétaire général de la Francophonie. Il préside ensuite le South Centre (2003-2006) et le Conseil national égyptien des droits de l’homme jusqu’en 2012.

Controverse

Durant son mandat à l’ONU, il est vivement critiqué pour la gestion des crises rwandaise (1994) et bosniaque. Les États-Unis lui reprochent son manque de fermeté et mettent leur veto à un second mandat en 1996. En 2014, il reconnaît publiquement n’avoir pas été suffisamment informé du génocide rwandais mais assume une part de responsabilité institutionnelle.

Repères chronologiques

14 novembre 1922 : naissance au Caire
1946 : licence de droit, université du Caire
1949 : doctorat de droit international (Paris) et Sciences Po
1949-1979 : professeur de droit international à l’université du Caire
1977-1979 : ministre d’État aux Affaires étrangères (deux périodes)
1978 : négociations de Camp David
1987-1991 : député au Parlement égyptien
1991 : vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères
1er janvier 1992 – 31 décembre 1996 : secrétaire général des Nations unies
1992 : publication de l’Agenda pour la paix
1993 : Conférence mondiale des droits de l’homme (Vienne)
1994 : Conférence internationale sur la population (Le Caire)
16 novembre 1997 – décembre 2002 : secrétaire général de la Francophonie
2003-2006 : président du South Centre
16 février 2016 : décès au Caire

Vie personnelle et engagements

Boutros Boutros-Ghali naît dans une famille de la haute bourgeoisie copte. Son grand-père Boutros Ghali Pacha fut Premier ministre d’Égypte et fut assassiné en 1910. Son père Yusuf Boutros Ghali était propriétaire terrien. Il est élevé par une nounou slovène, Milena, à laquelle il est plus attaché qu’à sa mère. Il épouse en 1948 Léa Maria Nadler (1924-2024), issue d’une famille juive égyptienne d’Alexandrie, qui se convertit au catholicisme. Le couple, qui n’a jamais eu d’enfants, partage une vie intellectuelle intense et une passion pour l’art et les objets anciens.

À New York pendant son mandat à l’ONU, ils résident à 3 Sutton Place, résidence officielle de l’ONU, décorée de collections d’art copte, pharaonique, ottoman et asiatique (oiseaux en métal, icônes, peintures prêtées par les musées). Ils emploient trois domestiques (cuisinière hondurienne, sa sœur femme de chambre, majordome portugais) et refusent d’avoir animaux ou oiseaux. Léa Maria Boutros-Ghali est décrite comme sa partenaire intellectuelle et diplomatique. Après 1996, ils retournent vivre au Caire dans un penthouse donnant sur le Nil. Il n’a pas d’engagements associatifs ou politiques hors de ses fonctions officielles.

Contexte du décès

Boutros Boutros-Ghali meurt le 16 février 2016 à 93 ans au Caire après une chute accidentelle ayant provoqué une fracture du bassin ou de la jambe. Hospitalisé, il décède dans les heures suivantes. Ses funérailles militaires se déroulent le 18 février 2016 en présence du président Abdel Fattah al-Sissi, de Lakhdar Brahimi, d’Irina Bokova, du pape copte Tawadros II et du grand imam Ahmed el-Tayeb. Les prières sont dirigées par le pape Tawadros II.

Lieux de référence

Boutros Boutros-Ghali est inhumé le 18 février 2016 dans l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (Boutrosiya) d’Abbassia au Caire, église italienne construite en 1912 pour sa famille. Sa tombe se trouve dans le caveau familial. Son épouse Léa Maria Nadler, décédée en 2024, repose à ses côtés.

Anecdotes

Enfant, il était plus proche de sa nounou slovène Milena que de sa propre mère.
Son mariage avec Léa Maria Nadler, issue d’une famille juive, fut un mariage interconfessionnel rare dans l’Égypte des années 1940.
Le couple refusait d’avoir des animaux domestiques ou des oiseaux dans leur résidence new-yorkaise pour ne pas compliquer la vie du personnel.
À New York, leur maison de Sutton Place appartenait autrefois à Anne Morgan, fille de J.P. Morgan, et offrait une vue directe sur l’East River.
Il collectionnait les objets anciens : icônes coptes, oiseaux en bronze et argent, porte-plumes ottomans ayant appartenu à son grand-père.
En 1995, lors d’une interview à domicile, il avouait craindre de demander à sa femme de lui cuisiner des macaronis, son plat préféré.

Points clés

  • Métier(s) : Diplomate, juriste, professeur, homme politique
  • Résidence principale : Le Caire (Égypte)
  • Relations de couple : Marié à Léa Maria Nadler (1924-2024) de 1948 jusqu’à son décès
  • Enfants : Aucun
  • Distinctions : Légion d’honneur (France), Ordre national du Mérite, Grand Collier de l’Ordre du Nil, etc.
Publicité
Explorer

Autres responsables politiques nés dans les années 1920

Questions autour de Boutros Boutros-Ghali

Qui est né le même jour que Boutros Boutros-Ghali ?
Éric Savin, Lapins crétins, Julie Caignault, Dominique de Villepin et Wendy Carlos sont nés le 14 novembre comme Boutros Boutros-Ghali.
À quel âge est mort Boutros Boutros-Ghali ?
Boutros Boutros-Ghali est mort à 93 ans, le 16 février 2016.
Qui est mort le même jour que Boutros Boutros-Ghali ?
Félix Faure, Michel Deville, Alexeï Navalny, Nicole DeHuff et Graeme Allwright sont morts le 16 février comme Boutros Boutros-Ghali.
Quels responsables politiques sont nés en 1922 comme Boutros Boutros-Ghali ?
Quels responsables politiques sont nés à Le Caire comme Boutros Boutros-Ghali ?
Quels responsables politiques sont du signe Scorpion comme Boutros Boutros-Ghali ?
Lien copié dans le presse-papier !