Naissance
Asnières-sur-Seine (92), France
Nationalité
Astrologie

Biographie

Henri Barbusse est un écrivain, journaliste et militant communiste français, né le 17 mai 1873 à Asnières-sur-Seine et mort le 30 août 1935 à Moscou. Auteur du roman Le Feu, prix Goncourt 1916, témoignage majeur de la Première Guerre mondiale, il fut une figure du pacifisme international et de l'antifascisme.


Parcours

Adrien Gustave Henri Barbusse grandit dans un milieu lettré. Au collège Rollin, il a pour professeurs Stéphane Mallarmé en anglais et Henri Bergson en philosophie. En 1892, il remporte un concours de poésie organisé par le quotidien L'Écho de Paris, dirigé par Catulle Mendès, qui deviendra son beau-père. Barbusse publie en 1895 son premier recueil, Pleureuses, puis Les Suppliants en 1903. Il fréquente les cercles symbolistes parisiens autour de Marcel Schwob et collabore à plusieurs journaux, prenant notamment la direction des revues Je sais tout et Fémina. En 1908 paraît L'Enfer, roman naturaliste où un homme observe ses voisins par un trou dans le mur d'une chambre d'hôtel. L'ouvrage, jugé scandaleux pour son époque, lui assure la notoriété. Les droits d'auteur lui permettent en 1910 d'acquérir une maison à Aumont-en-Halatte, dans l'Oise, qu'il baptise Villa Sylvie en hommage à Gérard de Nerval.

Engagé volontaire dans l'infanterie en août 1914 malgré ses problèmes pulmonaires et ses positions pacifistes, Barbusse rejoint le 231e régiment d'infanterie en décembre 1914. Il combat en première ligne à Crouy puis en Artois, et reçoit la croix de guerre le 8 juin 1915. Hospitalisé pour dysenterie, il écrit Le Feu, journal d'une escouade, qui paraît en feuilleton dans L'Œuvre à partir du 3 août 1916 avant publication en volume chez Flammarion. L'ouvrage obtient le prix Goncourt en décembre 1916 et vaut à son auteur le surnom de Zola des tranchées. Réformé le 1er juin 1917, Barbusse cofonde en novembre 1917 l'Association républicaine des anciens combattants avec Raymond Lefebvre et Paul Vaillant-Couturier. Il fonde en 1919 le mouvement et la revue Clarté, adhère au Parti communiste français en 1923 et devient directeur littéraire de L'Humanité en 1926.


Repères chronologiques

1873 : naissance le 17 mai à Asnières-sur-Seine
1892 : lauréat du concours poétique de L'Écho de Paris
1895 : publication de Pleureuses, premier recueil de poèmes
1898 : mariage avec Hélyonne Mendès le 18 avril à Croissy
1908 : parution de L'Enfer
1914 : engagement volontaire dans l'infanterie en août
1915 : croix de guerre avec citation le 8 juin
1916 : prix Goncourt pour Le Feu en décembre
1917 : cofondation de l'Association républicaine des anciens combattants en novembre
1919 : lancement du mouvement et de la revue Clarté
1923 : adhésion au Parti communiste français
1926 : directeur littéraire de L'Humanité
1928 : fondation de l'hebdomadaire Monde
1932 : Congrès mondial contre la guerre à Amsterdam
1935 : décès le 30 août à Moscou


Vie personnelle et engagements

De son côté paternel, Henri Barbusse est issu d'une famille protestante d'origine cévenole, d'un hameau d'Anduze près d'Alès. Son père Adrien Barbusse, licencié de théologie de l'université de Genève, est journaliste et chroniqueur théâtral au quotidien Le Siècle. Sa mère, d'origine anglaise, meurt alors qu'Henri n'a pas trois ans. Il poursuit ses études au collège Rollin à Paris, où il croise les figures de Stéphane Mallarmé, Henri Bergson et Pierre Janet, puis obtient une licence ès lettres. Le 18 avril 1898, à Croissy, il épouse Hélyonne Mendès, fille du poète Catulle Mendès et de la compositrice Augusta Holmès. Le couple n'a pas eu d'enfants connus publiquement.

Marcel Schwob et Catulle Mendès l'introduisent jeune dans le milieu littéraire parisien. À partir de 1924, Annette Vidal devient sa secrétaire et l'accompagne jusqu'à sa mort. Barbusse se lie d'amitié avec Maxime Gorki lors de ses voyages en URSS et soutient activement Romain Rolland dans le mouvement pacifiste Amsterdam-Pleyel. Il préside en juin 1935 le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture à Paris, aux côtés d'André Gide et de Romain Rolland. Soutien du mouvement espérantiste ouvrier, il est président d'honneur du premier congrès de la SAT à Prague en 1921.


Contexte du décès

Henri Barbusse meurt à Moscou le 30 août 1935, à 62 ans, d'une pneumonie contractée lors d'un voyage en URSS où il assistait au 7e congrès de l'Internationale communiste depuis le 16 juillet. Sa santé pulmonaire était fragile depuis l'avant-guerre. L'hypothèse d'un empoisonnement sur ordre de Joseph Staline, défendue notamment par l'historien Arkadi Vaksberg, reste controversée. Ses funérailles se tiennent à Paris le 7 septembre 1935 et rassemblent une foule estimée à 500 000 personnes selon les sources contemporaines. André Malraux prononce son éloge funèbre au nom de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires, en remplacement de Jean-Richard Bloch initialement prévu. L'Humanité titre alors : "Peuple de Paris, tu seras derrière Barbusse, soldat de la paix".


Lieux de mémoire

Henri Barbusse est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, dans la 97e division, non loin du mur des Fédérés. Sa maison d'Aumont-en-Halatte, la Villa Sylvie, est devenue maison-musée gérée par l'association Les Amis d'Henri Barbusse, en lien avec l'ARAC qu'il avait fondée en 1917.


Anecdotes

1 - Au collège Rollin, Barbusse eut comme professeur d'anglais le poète Stéphane Mallarmé et comme professeur de philosophie Henri Bergson, qui obtiendrait le prix Nobel de littérature en 1927.
2 - Les droits d'auteur de L'Enfer lui permirent d'acquérir en 1910 une maison à Aumont-en-Halatte, qu'il baptisa Villa Sylvie en hommage à Gérard de Nerval, jadis voisin des environs de Senlis.
3 - C'est par le tambour du garde-champêtre d'Aumont que Barbusse, alors âgé de 41 ans et déjà réformé pour raisons pulmonaires, apprend la mobilisation générale du 2 août 1914, avant de se porter volontaire.
4 - Sa belle-mère Augusta Holmès, compositrice, et son beau-père Catulle Mendès figurent sur le tableau Les Filles de Catulle Mendès peint par Auguste Renoir en 1888, où apparaît également son épouse Hélyonne enfant.
5 - Soutien du mouvement espérantiste ouvrier, Barbusse fut président d'honneur du premier congrès de l'association Sennacieca Asocio Tutmonda, tenu à Prague en 1921.
6 - Dans Le Feu, Barbusse dédicace son roman "À la mémoire des camarades tombés à côté de moi à Crouy et sur la côte 119", lieux des combats du 231e régiment d'infanterie.


Points clés

- Métier(s) : écrivain, journaliste, militant politique
- Résidence principale : Paris et Aumont-en-Halatte (Oise)
- Relations de couple : Hélyonne Mendès, épousée en 1898
- Enfants : non documentés publiquement
- Distinctions : prix Goncourt 1916, croix de guerre 1914-1918


Postérité

511 voies portent son nom en France, ce qui en fait l'une des personnalités les plus présentes dans l'odonymie française.

Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.

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Autres écrivains nés dans les années 1870

Citations

« Faut tuer la guerre dans le ventre de tous les pays. »

— Le Feu, journal d'une escouade, Flammarion, 1916

« Deux armées qui se battent, c'est comme une grande armée qui se suicide. »

— Le Feu, journal d'une escouade, chapitre 24 « L'aube », Flammarion, 1916

« Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait. »

— Le Feu, journal d'une escouade, Flammarion, 1916

« J'ai voulu mettre dans mon livre tout le réalisme de la vie des tranchées. J'ai voulu montrer que tout en continuant la lutte, pour se débarrasser du militarisme germain, il fallait prévoir pour plus tard une plus grande fusion entre les peuples. »

— Interview au Petit Journal, décembre 1916, à l'attribution du prix Goncourt

« Faut tuer la guerre dans le ventre de tous les pays. »

— Le Feu, journal d'une escouade, Flammarion, 1916

« Deux armées qui se battent, c'est comme une grande armée qui se suicide. »

— Le Feu, journal d'une escouade, chapitre 24 « L'aube », Flammarion, 1916

« Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait. »

— Le Feu, journal d'une escouade, Flammarion, 1916

« J'ai voulu mettre dans mon livre tout le réalisme de la vie des tranchées. J'ai voulu montrer que tout en continuant la lutte, pour se débarrasser du militarisme germain, il fallait prévoir pour plus tard une plus grande fusion entre les peuples. »

— Interview au Petit Journal, décembre 1916, à l'attribution du prix Goncourt

Questions autour de Henri Barbusse

Quel est le vrai nom d'Henri Barbusse ?
Le nom complet d'état civil d'Henri Barbusse est Adrien Gustave Henri Barbusse.
Pour quel roman Henri Barbusse a-t-il reçu le prix Goncourt ?
Henri Barbusse a reçu le prix Goncourt en décembre 1916 pour Le Feu, journal d'une escouade, témoignage romanesque sur la vie des soldats dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.
Qui était l'épouse d'Henri Barbusse ?
Henri Barbusse a épousé Hélyonne Mendès le 18 avril 1898 à Croissy. Elle était la fille du poète Catulle Mendès et de la compositrice Augusta Holmès.
De quoi est mort Henri Barbusse ?
Henri Barbusse est mort d'une pneumonie le 30 août 1935 à Moscou, lors d'un voyage en URSS où il assistait au 7e congrès de l'Internationale communiste. Une hypothèse d'empoisonnement sur ordre de Staline a été avancée par l'historien Arkadi Vaksberg, mais elle reste controversée.
Où est enterré Henri Barbusse ?
Henri Barbusse repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris, dans la 97e division, non loin du mur des Fédérés.
Qui étaient les professeurs d'Henri Barbusse au collège Rollin ?
Au collège Rollin à Paris, Henri Barbusse a eu pour professeurs Stéphane Mallarmé en anglais, Henri Bergson en philosophie et Pierre Janet.
Quel parti politique Henri Barbusse a-t-il rejoint ?
Henri Barbusse a adhéré au Parti communiste français en 1923 et est devenu directeur littéraire du quotidien L'Humanité en 1926.
Qui est né le même jour que Henri Barbusse ?
À quel âge est mort Henri Barbusse ?
Henri Barbusse est mort à 62 ans, le 30 août 1935.
Qui est mort le même jour que Henri Barbusse ?
Alain Corneau, Glenn Ford, Bernard Golay, Wes Craven et Jean Tinguely sont morts le 30 août comme Henri Barbusse.
Quels écrivains français sont nés en 1873 comme Henri Barbusse ?
Colette, Charles Péguy et Alfred Jarry sont nés en 1873.
Quels écrivains français sont du signe Taureau comme Henri Barbusse ?
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