Résumé biographique

Maurice Dorléac est un comédien français de théâtre et de cinéma, également figure importante du doublage, connu pour ses rôles de caractère et pour avoir prêté sa voix à de nombreux films américains, tout en étant le père des actrices Françoise Dorléac, Catherine Deneuve et Sylvie Dorléac.


Parcours

Né le 26 mars 1901 à Paris, Maurice Dorléac débute au théâtre dans les années 1920, notamment au théâtre du Vaudeville. Il s’impose comme comédien de troupe dans le répertoire de boulevard et dans des pièces contemporaines. À la fin des années 1930, il apparaît au cinéma dans des productions françaises comme La Présidente ou La Goualeuse, puis poursuit sa carrière à l’écran pendant l’Occupation, avec des rôles secondaires dans plusieurs longs métrages. Après la Seconde Guerre mondiale, il oriente une grande partie de son activité vers le doublage, devient directeur de doublage pour de grands studios américains à Paris et prête régulièrement sa voix à Alan Ladd, ainsi qu’à d’autres acteurs majeurs, tout en continuant une activité scénique.


Repères chronologiques

26 mars 1901 : Naissance de Georges Maurice Edmond Dorléac à Paris 6e.
1920 : Débuts au théâtre du Vaudeville dans la pièce Les Ailes brisées.
22 décembre 1928 : Mariage avec Marcelle Faure à Paris.
8 février 1940 : Mariage avec la comédienne Renée Simonot (Renée Jeanne Deneuve).
1938 : Rôle dans le film La Présidente, puis dans La Goualeuse et Remontons les Champs-Élysées.
1942 : Apparition dans La Duchesse de Langeais et La Symphonie fantastique au cinéma.
1943 : Naissance de sa fille Catherine (Catherine Fabienne Dorléac, future Catherine Deneuve).
14 décembre 1946 : Naissance de sa fille Sylvie Dorléac à Paris 17e.
Années 1940 : Activité de comédien à Radio-Paris et participation à des courts-métrages de propagande durant l’Occupation.
Après 1945 : Sanction d’indignité nationale à la Libération pour sa participation aux médias de l’Occupation.
Années 1950-1960 : Directeur de doublage pour des studios américains et voix française régulière d’Alan Ladd dans plusieurs films.
1963-1967 : Doublage du personnage du lieutenant Philip Gerard (Barry Morse) dans la série télévisée Le Fugitif.
26 juin 1967 : Décès de sa fille Françoise Dorléac dans un accident de voiture à Villeneuve-Loubet.
4 décembre 1979 : Décès de Maurice Dorléac à Paris à l’âge de 78 ans.


Vie personnelle et engagements

Maurice Dorléac grandit à Paris dans un milieu modeste, fils d’Alphonse Dorléac et de Berthe Marie Smout. Il se marie une première fois en 1928 avec Marcelle Faure, union qui précède son installation durable dans le milieu théâtral parisien. En 1940, il épouse la comédienne Renée Simonot, avec qui il forme un couple de professionnels du spectacle. Le foyer compte quatre filles : Danielle, issue d’une précédente relation de Renée, puis Françoise, Catherine et Sylvie, toutes trois actrices. La vie familiale est étroitement liée au théâtre, au cinéma et au doublage, les enfants évoluant très tôt dans cet environnement. La visibilité publique de Maurice Dorléac découle principalement de sa carrière d’acteur et de directeur de doublage au sein des studios parisiens, où il participe à la diffusion en français du cinéma américain.


Anecdotes

1 – Il est l’une des voix françaises régulières d’Alan Ladd, notamment dans L’Homme des vallées perdues, La Maîtresse de fer ou L’Aigle solitaire.
2 – Il double également Cary Grant dans plusieurs films, dont Ailleurs l’herbe est plus verte, Un soupçon de vison, Charade et Grand méchant loup appelle.
3 – Pendant l’Occupation, il participe à de nombreuses émissions sur Radio-Paris et à deux courts-métrages de propagande, ce qui lui vaut, après la guerre, une condamnation à l’indignité nationale.
4 – En tant que directeur de doublage pour la branche française de grands studios américains, il contribue à structurer les pratiques professionnelles du doublage à Paris au lendemain de la guerre.
5 – Il est le père de trois actrices, dont Catherine Deneuve, qui naît Catherine Fabienne Dorléac avant d’adopter le nom de scène de sa mère.
6 – Sa tombe au cimetière de Seine-Port réunit sa sépulture, celle de son épouse Renée Simonot et celle de sa fille Françoise, devenant un lieu de recueillement pour certains admirateurs de la famille.


Lieux de mémoire

Maurice Dorléac naît et grandit à Paris, principalement dans le 6e arrondissement, puis exerce l’essentiel de sa carrière dans les théâtres et studios de la capitale. Son image reste associée aux plateaux de théâtre parisiens et aux cabines de doublage. Depuis son décès en 1979, il est inhumé au cimetière de Seine-Port, en Seine-et-Marne, où reposent également Renée Simonot et Françoise Dorléac.


Contexte du décès

Maurice Dorléac meurt le 4 décembre 1979 à Paris, dans le 16e arrondissement, à l’âge de 78 ans. Les sources publiques mentionnent le lieu et la date du décès sans détailler de cause médicale précise. Après son décès, il est inhumé au cimetière de Seine-Port, en Seine-et-Marne, dans une tombe familiale partagée avec son épouse Renée Simonot et leur fille Françoise. Ce regroupement familial confère à la sépulture le statut de repère mémoriel pour la lignée d’artistes Dorléac-Deneuve.


Points clés

• Métier(s) : comédien de théâtre, comédien de cinéma, directeur de doublage, comédien de radio, comédien de doublage
• Résidence principale : Paris, France
• Relations : Marcelle Faure (mariage 1928), Renée Simonot (mariage 1940-1979)
• Enfants : Françoise (1942-1967), Catherine (née en 1943), Sylvie (née en 1946), belle-fille Danielle (née en 1936)