Stuart Whitman a incarné pendant plus de quarante ans la figure du héros américain viril et tourmenté, naviguant entre westerns virulents et comédies d'aventure à grand spectacle, tout en menant une carrière transatlantique qui le conduisit des studios hollywoodiens aux plateaux européens les plus improbables.
Né le 1er février 1928 à San Francisco, Stuart Maxwell Whitman grandit dans une famille modeste dirigée par son père Joseph et sa mère Cecilia. Après avoir servi dans l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le Civilian Conservation Corps, puis entreprend des études d'ingénierie qu'il abandonne rapidement pour se tourner vers l'art dramatique. Il étudie au Los Angeles City College et suit des cours avec le réputé Michael Chekhov, neveu du dramaturge russe. Ses débuts cinématographiques s'effectuent au début des années 1950 dans des seconds rôles, notamment dans Quand les mondes se rencontrent en 1951 et Le Déserteur de Fort Alamo en 1953. Cette décennie le voit multiplier les apparitions dans des westerns, des films noirs et des mélodrames où il perfectionne sa présence à l'écran.
L'année 1961 marque un tournant décisif : son interprétation dans The Mark lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur, consécration rare pour un film britannique traitant d'un sujet aussi délicat que la réhabilitation d'un pédophile. Cette reconnaissance internationale ouvre les portes de productions majeures : il partage l'affiche avec John Wayne dans Les Comancheros la même année, puis incarne le pionnier Yancey Cravat dans Cimarron en 1960, remake du classique de 1931. En 1965, il rayonne dans la comédie épique Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines, film chorale qui devient un succès mondial. Parallèlement, il crée sa propre société de production, la Stuart Whitman Corporation, grâce à laquelle il coproduit la série télévisée Cimarron Strip entre 1967 et 1968, un western crépusculaire où il incarne le marshall Jim Crown sur 23 épisodes.
À partir des années 1970, Whitman oriente sa carrière vers des coproductions internationales et des films d'exploitation. Il tourne en Italie, en Espagne, au Mexique et en Afrique du Sud, enchaînant westerns spaghetti, thrillers d'action et films d'horreur de série B. Parmi ces productions figurent Guyana, la secte de l'enfer en 1979, reconstitution sensationnaliste du massacre de Jonestown, ou encore Demonoid en 1981, film fantastique mexicain. Malgré cette descente dans les marges du cinéma d'exploitation, il conserve une présence télévisuelle régulière, apparaissant dans des séries populaires telles que L'Île fantastique, La Croisière s'amuse, Superboy ou Walker, Texas Ranger. Il investit par ailleurs dans l'immobilier à Los Angeles, une activité qui lui assure une stabilité financière loin des aléas du métier d'acteur. Il compte plus de 180 crédits au cinéma et à la télévision au moment de sa retraite.
Stuart Whitman a connu trois unions successives. De son premier mariage avec Patricia LaLonde, célébré en 1952 et dissous en 1966, sont nés quatre enfants : Tony (1953), Michael (1954), Linda (1956) et Scott (1958). Il épouse ensuite Caroline Boubis en 1966, avec qui il a un cinquième enfant, Justin (1970), avant de divorcer en 1974. En 2006, à l'âge de 78 ans, il se marie avec Julia Paradiz (née Vadimovna), union qui dure jusqu'à son décès. Passionné par l'immobilier, Whitman investit dans plusieurs propriétés en Californie, activité qu'il poursuit après avoir réduit ses engagements cinématographiques dans les années 1980. Cette diversification lui permet de maintenir un train de vie confortable tout en sélectionnant ses rôles avec davantage de liberté. Il n'a pris aucune position publique notable sur des sujets politiques ou sociaux, se concentrant sur sa carrière et sa famille.
Stuart Whitman s'éteint le 16 mars 2020 à Montecito (Californie), à l'âge de 92 ans, des suites de complications liées à une maladie de peau (selon les déclarations de sa famille). L'annonce de sa disparition suscite une vague d'hommages dans la presse spécialisée, saluant sa longévité exceptionnelle et la diversité de sa filmographie. Le Hollywood Reporter, Variety et le New York Times consacrent des nécrologies détaillées rappelant son statut de figure emblématique du cinéma américain des années 1960 et sa capacité à se réinventer. Les détails des funérailles et du lieu de sépulture n'ont pas été rendus publics, respectant la volonté de discrétion de la famille.
Né à San Francisco en Californie, Stuart Whitman passe la majeure partie de sa vie adulte à Los Angeles, épicentre de l'industrie cinématographique américaine. Ses investissements immobiliers le maintiennent ancré dans cette région où il réside jusqu'à ses dernières années. Il s'installe ensuite à Montecito (près de Santa Barbara), où il décède en 2020. Sa carrière internationale le conduit à tourner en Italie, en Espagne, au Mexique, en Afrique du Sud et en Grande-Bretagne, mais il conserve toujours la Californie comme port d'attache. Le lieu exact de sa sépulture ou de la dispersion de ses cendres n'a pas été divulgué publiquement.