Cette année marque le 75ᵉ anniversaire de sa naissance.
Chanteur et compositeur américain, Victor Willis fut le fondateur et premier chanteur du groupe disco Village People, coécrivain de leur tube planétaire Y.M.C.A. En 2015, un jury fédéral lui reconnut la moitié des droits d'auteur sur treize de leurs chansons majeures.
Né le 1er juillet 1951 à Dallas, au Texas, Victor Willis grandit à San Francisco, où il chante le gospel dans l'église baptiste dirigée par son père. Formé au théâtre et à la danse, il rejoint New York et intègre la Negro Ensemble Company. Il se produit dans plusieurs comédies musicales, dont Hair, Two Gentlemen of Verona et River Niger, avant de décrocher un rôle dans la production originale de Broadway de The Wiz en 1976, où il rencontre l'actrice Phylicia Ayers-Allen, future Phylicia Rashad. Il écrit et enregistre également des albums pour des labels indépendants. Repéré par le producteur français Jacques Morali, qui lui propose de chanter en tête d'un projet disco, Willis accepte l'offre. Le premier album du futur groupe Village People sort en juillet 1977, avant qu'une prestation remarquée à American Bandstand, auprès de l'animateur Dick Clark, ne pousse Morali à constituer un groupe complet de six interprètes autour de lui.
Willis devient le compositeur principal des plus grands succès du groupe, écrits avec Jacques Morali, dont Y.M.C.A., sorti en 1978, In the Navy et Go West. Il quitte Village People en 1979, en pleine préparation du film Can't Stop the Music, mais continue d'écrire les paroles de deux chansons de la bande originale. Son départ marque le début d'années difficiles, durant lesquelles il traverse une addiction aux stupéfiants. Il entre en cure de désintoxication au Betty Ford Center en 2006. En mai 2012, il obtient une décision de justice majeure lui permettant de récupérer seul ses droits d'auteur sur trente-trois chansons, dont Y.M.C.A. et In the Navy, face aux sociétés Scorpio Music et Can't Stop Productions. En 2015, un jury fédéral tranche en sa faveur face au producteur Henri Belolo, lui reconnaissant la moitié des droits sur treize titres. En 2017, un accord amiable lui permet de réintégrer Village People, qu'il dirige ensuite comme chanteur principal.
La réutilisation de Y.M.C.A. par le président américain Donald Trump lors de ses meetings de campagne, à partir de 2020, a suscité une controverse publique documentée. Willis avait alors demandé à Trump de cesser d'utiliser la chanson, évoquant une gêne liée au volume de plaintes reçues. Le groupe avait également précisé publiquement qu'il ne soutenait pas les politiques de Trump. Willis a par la suite assoupli sa position, se produisant avec Village People lors d'un rassemblement pré-inauguration de Trump en janvier 2025, tout en continuant d'affirmer publiquement son appartenance au Parti démocrate.
1951 : naissance à Dallas, au Texas
1976 : rôle dans la production originale de Broadway de The Wiz
1977 : cofondation de Village People et sortie du premier album
1978 : mariage avec Phylicia Ayers-Allen ; sortie de Y.M.C.A.
1979 : départ de Village People
1984 : divorce d'avec Phylicia Rashad
2006 : cure de désintoxication au Betty Ford Center
2007 : mariage avec Karen Huff-Willis
2012 : décision de justice lui reconnaissant ses droits d'auteur sur trente-trois chansons
2015 : verdict du jury fédéral face à Henri Belolo ; sortie de l'album Solo Man
2017 : accord amiable et retour au sein de Village People
2020 : demande publique à Donald Trump de cesser d'utiliser Y.M.C.A. lors de ses meetings
2025 : prestation lors du rassemblement pré-inauguration de Donald Trump
2026 : décès le 30 juin, la veille de son soixante-quinzième anniversaire
Fils d'un pasteur baptiste, Victor Willis grandit à San Francisco au sein d'une famille tournée vers la musique religieuse et le chant choral. Il épouse en 1978 l'actrice Phylicia Ayers-Allen, rencontrée sur le tournage de The Wiz à Broadway et devenue célèbre sous le nom de Phylicia Rashad grâce à la série The Cosby Show ; le couple divorce en 1984. En novembre 2007, Willis se remarie avec Karen Huff, avocate qui devient également sa manageuse sous le nom de Karen Huff-Willis. Aucun enfant du chanteur n'a été rendu public par la famille à ce jour.
Willis a collaboré étroitement avec le producteur français Jacques Morali, cofondateur de Village People, et avec Henri Belolo, son associé au sein de Can't Stop Productions, avec lequel il connut par la suite un long différend judiciaire. Installé à Rancho Santa Fe, en Californie, il s'est publiquement engagé en faveur de la reconnaissance des droits d'auteur des musiciens noirs américains, présentant régulièrement son parcours judiciaire comme un combat pour la justice dans l'industrie musicale. Rétabli de son addiction depuis 2006, il a pris la parole à plusieurs reprises sur les dangers de la toxicomanie auprès du public.
Victor Willis meurt le 30 juin 2026, la veille de son soixante-quinzième anniversaire, des suites d'une maladie décrite par son épouse et par Village People comme courte mais agressive. La cause médicale précise n'a pas été rendue publique par la famille, qui a demandé le respect de sa vie privée. Le président Donald Trump lui a rendu hommage sur son réseau Truth Social, saluant un homme généreux et heureux. La YMCA of Greater San Francisco, institution ayant inspiré la chanson Y.M.C.A., a également salué sa mémoire publiquement.
1 - Le premier album de Village People, sorti en 1977, fut initialement enregistré par Victor Willis seul, avec des choristes professionnels, avant que les autres membres ne soient recrutés via une annonce recherchant des chanteurs macho sachant danser.
2 - Willis a expliqué que le producteur Jacques Morali ignorait ce qu'était la YMCA avant qu'il ne le lui décrive en studio, ce qui donna naissance à la chanson en quelques minutes seulement.
3 - Lors d'un passage à American Bandstand, l'animateur Dick Clark demanda à Willis s'il pouvait intégrer la chorégraphie des lettres Y-M-C-A esquissée spontanément par le public dans le numéro du groupe.
4 - Avant de rejoindre Village People, Willis jouait des congas lors de concerts à San Francisco aux côtés de figures majeures du jazz comme le trompettiste Dizzy Gillespie et le pianiste Ahmad Jamal.
5 - Son premier album solo, Solo Man, enregistré en 1979, n'est sorti qu'en 2015, soit trente-six ans plus tard, après avoir été bloqué selon lui par ses anciens associés.
- Métier(s) : chanteur, compositeur, acteur
- Résidence principale : Rancho Santa Fe, Californie
- Relations de couple : Phylicia Ayers-Allen (1978-1984), Karen Huff-Willis (depuis 2007)
- Enfants : non documentés publiquement
- Distinctions : reconnaissance judiciaire de ses droits d'auteur sur "Y.M.C.A." (2012, 2015) ; entrée de "Y.M.C.A." au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès (2020)
Je ne soutiens pas Trump.
— Interview BBC, 2020 (traduit de l'anglais)
Je suis excité que le monde sache désormais que Y.M.C.A. est totalement américaine, pas française.
— The Hollywood Reporter, 6 mars 2015 (traduit de l'anglais)
J'ai été très déprimé au fil des années et j'ai décidé de disparaître de la scène. Alors je me suis mis à la drogue.
— Interview San Diego Union-Tribune, 2 août 2015 (traduit de l'anglais)
Cela a été un long combat. Cela a mobilisé tout ce que j'avais jusque-là. Cela a coûté près d'un demi-million de dollars en frais d'avocat.
— Interview San Diego Union-Tribune, 2 août 2015 (traduit de l'anglais)
Comme je l'ai dit de nombreuses fois par le passé, c'est une supposition fausse fondée sur le fait que mon partenaire d'écriture était gay, et que certains, mais pas tous, les membres de Village People l'étaient aussi.
— Déclaration publique sur Facebook, décembre 2024 (traduit de l'anglais)
Je ne soutiens pas Trump.
— Interview BBC, 2020 (traduit de l'anglais)
Je suis excité que le monde sache désormais que Y.M.C.A. est totalement américaine, pas française.
— The Hollywood Reporter, 6 mars 2015 (traduit de l'anglais)
J'ai été très déprimé au fil des années et j'ai décidé de disparaître de la scène. Alors je me suis mis à la drogue.
— Interview San Diego Union-Tribune, 2 août 2015 (traduit de l'anglais)
Cela a été un long combat. Cela a mobilisé tout ce que j'avais jusque-là. Cela a coûté près d'un demi-million de dollars en frais d'avocat.
— Interview San Diego Union-Tribune, 2 août 2015 (traduit de l'anglais)
Comme je l'ai dit de nombreuses fois par le passé, c'est une supposition fausse fondée sur le fait que mon partenaire d'écriture était gay, et que certains, mais pas tous, les membres de Village People l'étaient aussi.
— Déclaration publique sur Facebook, décembre 2024 (traduit de l'anglais)