Liselotte Pulver, surnommée Lilo Pulver, est une actrice suisse née à Berne le 11 octobre 1929. Elle a tourné dix films avec Kurt Hoffmann, dont Ich denke oft an Piroschka, et a joué dans Eins, zwei, drei de Billy Wilder en 1961.
Troisième enfant d'un ingénieur du génie rural, Liselotte Pulver fréquente l'école de commerce de Berne de 1945 à 1948, puis travaille comme mannequin. Elle étudie l'art dramatique auprès de Margarethe Schell von Noé et de Paul Kalbeck, et débute en 1948 au Stadttheater Bern. De 1949 à 1951, elle joue au Schauspielhaus Zürich, notamment sous la direction d'Oskar Wälterlin. Sa première apparition à l'écran date de 1949, dans Swiss Tour de Leopold Lindtberg. En 1950, elle partage l'affiche de Föhn avec Hans Albers. Kurt Hoffmann la dirige pour la première fois en 1952 dans Klettermaxe et réalisera dix films avec elle. Elle incarne Vreneli dans Uli der Knecht (1954) et Uli der Pächter (1955), adaptations de Jeremias Gotthelf signées Franz Schnyder. En 1955, Ich denke oft an Piroschka de Kurt Hoffmann la fait connaître à l'international, et le Prix Femina d'Ostende lui est décerné en 1956 pour ce film et pour Der letzte Sommer.
À partir de 1957, elle alterne les productions allemandes, françaises et américaines : Die Zürcher Verlobung de Helmut Käutner, Das Wirtshaus im Spessart de Kurt Hoffmann, qui lui vaut le Filmband in Silber en 1958, et Zeit zu leben und Zeit zu sterben de Douglas Sirk, avec John Gavin. En 1961, Billy Wilder la dirige dans Eins, zwei, drei, aux côtés de James Cagney et Horst Buchholz. Elle est nommée en 1964 au Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle pour Staatsaffären, avec Bob Hope, joue avec Jean Gabin dans Monsieur, puis interprète une abbesse dans Die Nonne (1966) de Jacques Rivette, avec Anna Karina. De 1978 à 1985, elle apparaît dans Sesamstraße avec Henning Venske et Manfred Krug. Son dernier rôle date de 2007, où elle joue son propre rôle dans Die Zürcher Verlobung - Drehbuch zur Liebe. En 2012, elle annonce ne plus vouloir tourner.
1929 : naissance à Berne le 11 octobre
1949 : première apparition au cinéma dans Swiss Tour et engagement au Schauspielhaus Zürich
1950 : rôle dans Föhn aux côtés de Hans Albers
1952 : premier film avec le réalisateur Kurt Hoffmann, Klettermaxe
1954 : Uli der Knecht, première des deux adaptations de Jeremias Gotthelf réalisées par Franz Schnyder
1955 : Ich denke oft an Piroschka de Kurt Hoffmann
1958 : Filmband in Silber pour Das Wirtshaus im Spessart et rôle principal dans Zeit zu leben und Zeit zu sterben de Douglas Sirk
1961 : Eins, zwei, drei de Billy Wilder et mariage avec l'acteur Helmut Schmid
1966 : Die Nonne de Jacques Rivette
1978 : début dans la série Sesamstraße, où elle apparaît jusqu'en 1985
1980 : Filmband in Gold pour l'ensemble de sa contribution au cinéma allemand
1989 : rôle principal d'épouse de pasteur dans la série Mit Leib und Seele, diffusée jusqu'en 1991
2007 : dernière apparition à l'écran, dans Die Zürcher Verlobung - Drehbuch zur Liebe
2018 : septième Bambi, remis pour l'ensemble de sa carrière
2021 : Ehrenpreis du Schweizer Filmpreis
Liselotte Pulver est la fille de Fritz Eugen Pulver, ingénieur du génie rural, et de Germaine Bürki. Son frère Eugen Emanuel (1925-2016) et sa sœur, la journaliste Corinne Pulver (1927-2023), sont ses aînés. Après l'école de commerce de Berne, elle obtient un diplôme en 1948. Elle rencontre l'acteur Helmut Schmid sur le tournage de Gustav Adolfs Page en 1960 et l'épouse en 1961. Il joue aussi avec elle dans Kohlhiesels Töchter et Eins, zwei, drei. Le couple a deux enfants, Marc-Tell, né en 1962, et Melisande. Melisande meurt en 1989, à 21 ans. Helmut Schmid décède en 1992.
Liselotte Pulver a vécu à Perroy, sur les rives du lac Léman, et réside à Berne dans une résidence pour seniors. Son premier professeur d'art dramatique, Margarethe Schell von Noé, est la mère des acteurs Maria Schell et Maximilian Schell. Elle a publié plusieurs livres autobiographiques, dont Die Lachstory avec Corinne Pulver en 1974, Bleib doch noch ein bisschen en 1996, Das Geheimnis meines Lachens en 2004, Dem Leben ins Gesicht gelacht en 2016, entretiens menés avec Olaf Köhne et Peter Käfferlein, et Was vergeht, ist nicht verloren en 2019. Elle y évoque notamment les décès de sa fille et de son mari.
1 - La presse américaine a rebaptisé Liselotte Pulver en Lilo Pulver pour simplifier son prénom. Ce diminutif s'est imposé auprès du public, et l'actrice est depuis appelée simplement Lilo dans l'ensemble des pays germanophones.
2 - Titulaire d'un diplôme de l'école de commerce, secrétaire quadrilingue, elle gagnait sa vie comme mannequin. Elle raconte qu'un amour malheureux pour un chirurgien bernois l'a décidée à tenter sa chance comme actrice.
3 - En 1961, le Festival de Cannes l'invite dans le jury de sa compétition, l'année même où elle tourne Eins, zwei, drei avec Billy Wilder, film dans lequel elle danse sur une table.
4 - En 1977 paraît un disque 33 tours de l'actrice, Ich lach', was soll ich weinen auch, qui réunit douze nouveaux enregistrements de ses chansons de films ainsi que d'autres titres.
5 - À la veille de ses 95 ans, elle décrit une journée structurée : réveil à 7 h 30, exercice physique quotidien, promenades et nuit de sommeil soignée. Elle déclare vouloir dépasser les cent ans.
6 - Son archive privée est conservée depuis 2010 au Deutsches Filminstitut de Francfort, tandis qu'un fonds de documents remis de son vivant, pas encore consultable, est déposé à la Burgerbibliothek Bern.
- Métier(s) : actrice
- Résidence principale : Berne (Suisse)
- Relations de couple : mariée à l'acteur Helmut Schmid de 1961 à son décès en 1992
- Enfants : Marc-Tell (né en 1962), Melisande (décédée en 1989)
- Distinctions : Prix Femina d'Ostende (1956), Filmband in Silber (1958), Filmband in Gold (1980), Bundesverdienstkreuz de 1re classe (1986), Bayerischer Filmpreis d'honneur (1999), sept Bambi dont un en 2018, Ehrenpreis du Schweizer Filmpreis (2021)
« Je ris de tout pour masquer ma timidité. »
— Interview SRF, 2009 (traduit de l'allemand)
« Ce que je souhaite le plus, c'est la santé. »
— Interview Glückspost, 2024 (traduit de l'allemand)
« Je suis tombée amoureuse de presque tous mes partenaires de jeu. »
— Interview Glanz & Gloria, SRF, 2009 (traduit de l'allemand)
« C'étaient de véritables coups de massue, on ne s'en relève pas facilement. »
— Interview Süddeutsche Zeitung, 2010 (traduit de l'allemand)