Zappy Max (de son vrai nom Max Doucet, né le 23 juin 1921 à Paris et mort le 16 juin 2019 à Aix-en-Provence) est un animateur radiophonique français dont le jeu Quitte ou double, diffusé de 1947 à 1983, a rassemblé jusqu'à vingt mille auditeurs en direct sous les chapiteaux du Radio Circus.
Fils unique de Maxime et Julia Doucet, Max Doucet perd son père en 1937 et enchaîne les petits emplois - laveur de vitres, camelot - avant de débuter dans le music-hall en 1941 au sein du groupe Les 5 Mathurins. En 1943, il est requis pour le Service du travail obligatoire (STO) comme tourneur-fraiseur à l'usine Zapp de Cologne : c'est de ce nom qu'il tirera son pseudonyme. De retour en France, il devient professeur de claquettes, puis intègre en 1945 en tant que chanteur l'orchestre de Jacques Hélian, avec lequel il tourne deux ans. En 1947, Louis Merlin, directeur des programmes de Radio Luxembourg, l'engage pour animer le Crochet radiophonique sous le chapiteau géant du Radio Circus, structure itinérante appartenant aux familles Gruss et Jeannet et financée par la marque de shampooing Dop. Ces manifestations publiques, qui parcourent la France et la Belgique, rassemblent en moyenne entre dix et vingt mille personnes par représentation. Zappy Max s'impose rapidement comme la voix principale de la station avec le jeu Quitte ou double, dont il inaugure le concept : le candidat répond à dix questions successives, chaque bonne réponse doublant la mise, mais une erreur efface tout.
En parallèle, Zappy Max anime des feuilletons radiophoniques diffusés avant les journaux d'information : Vas-y Zappy, Ça va bouillir et C'est parti mon Zappy totalisent quelque 3 300 épisodes en une dizaine d'années. Il mène également une carrière au cinéma : il fait ses débuts dans Souvenirs perdus de Christian-Jaque en 1950, tient son premier rôle principal dans Faites-moi confiance de Gilles Grangier en 1954 aux côtés de Francis Blanche et Louis de Funès, et apparaît dans Les Chiffonniers d'Emmaüs de Robert Darène en 1955 avec Dany Carrel. Écarté de Radio Luxembourg en 1966 lors de sa transformation en RTL, il rebondit à Radio Monte-Carlo (RMC), où il reprend Quitte ou double de 1974 jusqu'en 1982-1983. Sa dernière apparition à l'écran date de 1990 dans Outremer de Brigitte Roüan, avec Nicole Garcia. À partir de 1983, il se consacre à l'écriture de plusieurs livres de mémoires sur la radio et le music-hall, dont L'Âge d'or de la radio (Éditions du Rocher, 2004), récompensé par le prix Jean-Nohain en 2005, et Mes Géants du music-hall (ABM Éditions, 2010). Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres depuis janvier 2005, à la demande de Michel Bruneau, fondateur du Festival international du cirque de Massy, il est également évoqué dans Je me souviens de Georges Perec et filmé en 2007 dans l'anthologie cinématographique Cinématon de Gérard Courant.
1921 : naissance le 23 juin à Paris (14e arrondissement), fils unique de Maxime et Julia Doucet.
1937 : mort de son père ; il multiplie les petits emplois pour subvenir à ses besoins.
1941 : débuts dans le music-hall avec le groupe Les 5 Mathurins.
1943 : requis pour le STO, travaille comme tourneur-fraiseur à l'usine Zapp de Cologne.
1945 : intègre l'orchestre de Jacques Hélian en tant que chanteur et animateur.
1947 : engagé par Louis Merlin pour animer Quitte ou double et le Crochet radiophonique sur Radio Luxembourg sous le chapiteau du Radio Circus.
1950 : première apparition au cinéma dans Souvenirs perdus de Christian-Jaque.
1952 : l'abbé Pierre participe à Quitte ou double et remporte 256 000 francs destinés aux compagnons d'Emmaüs.
1954 : premier rôle principal au cinéma dans Faites-moi confiance de Gilles Grangier.
1959 : une bande dessinée à son effigie, dessinée par Maurice Tillieux, paraît dans le journal Pilote.
1966 : écarté de Radio Luxembourg lors de sa transformation en RTL ; son partenaire à l'antenne était Monsieur Champagne.
1974 : reprend Quitte ou double sur Radio Monte-Carlo (RMC).
1983 : met fin à sa carrière radiophonique active.
2004 : publication de L'Âge d'or de la radio (Éditions du Rocher) et de Ça va bouillir ! (Presses du Midi).
2005 : prix Jean-Nohain pour L'Âge d'or de la radio ; nommé chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.
2019 : décède le 16 juin à Aix-en-Provence, une semaine avant son quatre-vingt-dix-huitième anniversaire.
Né dans le 14e arrondissement de Paris, Max Doucet est le fils unique de Maxime Doucet et de Julia Doucet. La mort prématurée de son père en 1937, alors qu'il a seize ans, l'oblige à interrompre ses études de chimie pour assurer sa subsistance. Sa passion pour le music-hall, héritée de son père, ne le quitte jamais : elle nourrit plusieurs de ses ouvrages, notamment Mes Géants du music-hall (2010), qui rassemble plus de quatre-vingts portraits de grands noms de la chanson depuis les cafés-concerts jusqu'à l'Olympia. Il est marié à Joëlle, qui annonce son décès à l'Agence France-Presse en juin 2019 et signe le communiqué appelant à l'hommage à l'église Saint-Roch à Paris.
Ami de l'animateur André Torrent, avec qui il partage les années de radio, Zappy Max entretient également des liens avec des personnalités du music-hall telles que Maurice Chevalier, Tino Rossi et Francis Blanche, qu'il évoque dans ses mémoires. Engagé sur le plan des idées, il défend avec constance le projet d'impôt sur l'énergie théorisé par Eugène Schueller, y voyant la forme fiscale la plus juste. Il est membre de la Société des auteurs de Normandie. En 2016, Jean Lebrun l'invite sur France Inter dans l'émission La Marche de l'Histoire, l'un de ses derniers témoignages radiophoniques publics.
Zappy Max décède le 16 juin 2019 à Aix-en-Provence, à l'âge de 97 ans, une semaine avant son quatre-vingt-dix-huitième anniversaire. La cause précise du décès n'a pas été rendue publique par la famille. L'annonce est faite par son épouse Joëlle dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse le 18 juin 2019. Une cérémonie d'hommage se tient le samedi 22 juin 2019 à 16 h 30 en l'église Saint-Roch, 296 rue Saint-Honoré à Paris. L'animateur André Torrent rend hommage à sa mémoire auprès de l'AFP. Quelques années auparavant, le 5 août 2012, Philippe Labro l'avait reçu sur RTL, et Laurent Ruquier lui avait rendu hommage en direct dans son émission On va s'gêner en 2008. Jean-Pierre Foucault avait repris le concept de Quitte ou double sur RTL de 2001 à 2006.
La cérémonie funèbre s'est tenue en l'église Saint-Roch à Paris le 22 juin 2019. Le lieu de sépulture de Zappy Max n'a pas été rendu public. Son nom demeure associé au Radio Circus et à ses tournées sous chapiteau dans toute la France et la Belgique, lieux où sa popularité s'est forgée dans les années 1950.
1 - Le pseudonyme "Zappy" est une double référence : il désigne l'usine Zapp de Cologne où il fut astreint au travail forcé pendant la guerre, et constitue un clin d'oeil aux Marx Brothers, dont il admirait l'humour.
2 - Le 29 mars 1952, à Chantilly, l'abbé Pierre participe à Quitte ou double devant 800 invités ; il répond avec assurance aux questions et remporte 256 000 francs, qu'il utilise pour financer un camion destiné aux compagnons d'Emmaüs - coup d'envoi de sa notoriété nationale.
3 - Les feuilletons Ça va bouillir et ses suites atteignent 3 300 épisodes diffusés en une dizaine d'années, faisant de Zappy Max l'un des auteurs radiophoniques les plus prolixes de l'après-guerre française.
4 - L'écrivain Georges Perec cite Zappy Max au 373e rang des 480 souvenirs composant son oeuvre Je me souviens (1978), preuve de l'empreinte culturelle de l'animateur dans la mémoire collective de sa génération.
5 - A 90 ans passés, il travaillait encore à un livre intitulé Mes Z d'or... Mémoires d'un cinéphile, recueil de portraits de ses acteurs favoris, que sa mort en 2019 laissera inachevé et inédit.
6 - Maurice Tillieux, dessinateur belge du journal Pilote, consacre en 1959 un album de bande dessinée à l'animateur sous le titre Zappy Max : ça va bouillir, réédité en 2010 par les Éditions de l'Élan avec une préface de Zappy Max lui-même.
- Métier(s) : animateur radiophonique, acteur, auteur
- Résidence principale : Aix-en-Provence (dernières années)
- Relations de couple : épouse Joëlle (nom de famille non rendu public) ; une première épouse prénommée Arlette Josselin est mentionnée dans des témoignages
- Enfants : non documentés dans les sources consultées
- Distinctions : prix Jean-Nohain 2005 ; chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (janvier 2005)
« En effet, je serais comblé si en découvrant ces souvenirs, vous aviez l'impression d'entendre ma voix en train de vous les raconter. »
— Mes quitte ou double, Éditions Dreamland, 2000 (préface de l'auteur)
« En effet, je serais comblé si en découvrant ces souvenirs, vous aviez l'impression d'entendre ma voix en train de vous les raconter. »
— Mes quitte ou double, Éditions Dreamland, 2000 (préface de l'auteur)