Née le 19 février 1938 à Jérusalem et décédée le 23 décembre 2020 à Paris, Rika Zaraï était une chanteuse et auteure franco-israélienne, également connue pour ses écrits sur la naturopathie.
Née à Jérusalem, Rika Zaraï étudie le piano au conservatoire et effectue son service militaire au sein d'une troupe de divertissement de l'armée israélienne avant de tenter sa chance en France à la fin des années 1950. Accueillie par Bruno Coquatrix à l'Olympia, elle travaille son répertoire et sa maîtrise de la langue française. Au cours des années 1960 et 1970, elle enchaîne les succès radiophoniques tels que Casatchok, Sans chemise, sans pantalon ou Alors je chante. Ses prestations scéniques et son accent chantant lui valent de nombreuses apparitions sur les plateaux télévisés de l'époque. Elle collabore avec des auteurs et compositeurs reconnus, vendant plusieurs millions de disques et diffusant ses chansons au-delà des frontières françaises.
En 1969, un grave accident de voiture la laisse immobilisée durant de longs mois. Refusant le pronostic médical, elle se tourne vers les méthodes naturelles et une hygiène de vie rigoureuse pour retrouver la mobilité. Cette expérience la conduit à publier en 1985 l'ouvrage Ma médecine naturelle, qui s'écoule à plus de deux millions d'exemplaires. Elle devient alors une défenseure des vertus des plantes et de l'alimentation saine, animant des conférences et publiant des guides pratiques. Elle effectue un retour à la chanson dans les années 2000, participant à des tournées et continuant de promouvoir une approche globale de la santé.
En 1989, Rika Zaraï est au centre d'une polémique suite à la publication de ses théories sur le traitement de maladies graves par les plantes. Le Conseil de l'Ordre des pharmaciens dépose plainte pour exercice illégal de la pharmacie, l'accusant de détourner des patients des traitements conventionnels. Condamnée par la justice, elle a toujours défendu une complémentarité entre la médecine allopathique et les remèdes naturels.
1938 : Naissance à Jérusalem, Palestine mandataire.
1959 : Arrivée à Paris et rencontre avec Bruno Coquatrix.
1961 : Premier grand succès avec la chanson L'olivier.
1969 : Grave accident de la route immobilisant l'artiste pendant un an.
1970 : Succès avec le titre Balapapa.
1985 : Parution du livre Ma médecine naturelle.
2006 : Parution de ses mémoires L'Espérance a toujours raison.
2008 : Accident vasculaire cérébral.
2019 : Retour sur scène lors de la fête de la chanson française.
2020 : Décès à Paris le 23 décembre.
Rika Zaraï est la fille d'un père d'origine russe et d'une mère d'origine polonaise. Elle épouse en premières noces Yohanan Zaraï, compositeur avec qui elle a une fille, Yaël, née en 1959. Après son divorce, elle partage la vie du producteur Jean-Pierre Magnier, son collaborateur artistique et soutien lors de ses épreuves de santé. Elle vivait dans le 14e arrondissement de Paris et restait proche de ses petits-enfants. Sur le plan des engagements, elle soutient des œuvres caritatives en Israël et en France et intervient en faveur du dialogue entre les cultures. Elle milite pour la reconnaissance des médecines alternatives au sein du système de santé français.
Rika Zaraï s'est éteinte le 23 décembre 2020 à l'âge de 82 ans à Paris. Affaiblie par les séquelles d'un AVC survenu des années auparavant, elle est décédée de causes naturelles entourée des siens. Ses obsèques ont été célébrées dans l'intimité familiale, conformément à ses dernières volontés.
La chanteuse repose au cimetière de L'Isle-Adam, dans le Val-d'Oise, commune où elle possédait une propriété et où elle aimait se ressourcer.
1 - Lors de son premier passage à l'Olympia, elle ne parlait pas encore français et avait appris phonétiquement les paroles de ses chansons.
2 - Elle recommandait systématiquement dans ses livres les bains de siège comme méthode naturelle pour stimuler la circulation sanguine.
3 - Parallèlement à son image de chanteuse populaire, elle était pianiste classique formée au conservatoire, capable d'interpréter des œuvres du répertoire slave.
- Métier(s) : Chanteuse, écrivaine, naturopathe
- Résidence principale : Paris (France)
- Relations : Jean-Pierre Magnier (époux), Bruno Coquatrix (mentor)
- Enfants : Yaël Zaraï-Magnier
- Distinctions : Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres