Lex Barker, acteur américain né le 8 mai 1919 à Rye (New York), est l'un des interprètes les plus célèbres du personnage de Tarzan au cinéma, rôle qu'il tient dans cinq films entre 1949 et 1953. Issu de la haute société new-yorkaise, il devient ensuite une star du cinéma populaire européen, notamment en Allemagne, où son rôle d'Old Shatterhand dans la saga Winnetou lui vaut un statut culte durable.
Second fils d'Alexander Crichlow Barker Sr., promoteur immobilier puis stockbroker d'origine canadienne, et de son épouse Marion Thornton Beals, Lex Barker grandit dans un milieu aisé de la côte est américaine. Il fréquente la Phillips Exeter Academy puis entame des études à l'université de Princeton, qu'il abandonne pour rejoindre une compagnie de théâtre d'été, au grand dam de sa famille. En 1938, il obtient un petit rôle à Broadway dans Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare. L'année suivante, il participe à Five Kings, production d'Orson Welles qui s'effondre dès les premières représentations à Boston et Philadelphie sans jamais atteindre New York. La Twentieth Century Fox le repère en 1939 et lui propose un contrat, mais ses parents refusent de le signer : il est encore mineur.
En février 1941, Barker devance l'entrée en guerre des États-Unis et s'engage dans l'armée. Il sert en Afrique du Nord puis en Italie, est blessé à deux reprises en Sicile - à la tête et aux jambes - et reçoit deux Purple Hearts. Démobilisé avec le grade de major, il regagne Los Angeles en 1945 et enchaîne des petits rôles non crédités, notamment dans Feux croisés d'Edward Dmytryk (1947). En 1949, le producteur Sol Lesser le retient pour succéder à Johnny Weissmuller dans le rôle de Tarzan : Barker devient ainsi le dixième interprète du personnage à l'écran. Il tourne cinq films dans ce rôle, dont Tarzan défenseur de la jungle (1952) et Tarzan et la Diablesse (1953), avant de céder la place à Gordon Scott.
Après quelques westerns et films de guerre aux États-Unis, Barker ne parvient plus à décrocher de rôles significatifs. En 1957, il part pour l'Europe. Ses premiers films sont italiens et espagnols : Capitaine Fuoco (1958), Le Fils du corsaire rouge (1959). En 1960, il tient un rôle dans La Dolce Vita de Federico Fellini, aux côtés d'Anita Ekberg. L'ancrage allemand s'affirme à partir de 1961, quand Harald Reinl le dirige dans deux films de la série du Dr. Mabuse. Horst Wendlandt lui confie ensuite le rôle d'Old Shatterhand, meilleur ami de l'Indien Winnetou incarné par Pierre Brice, dans une saga adaptée des romans de Karl May. La série, tournée entre 1962 et 1968, le consacre star du box-office germanique. En 1966, il reçoit le prix Bambi du meilleur acteur étranger. Il apparait également en 1967 aux côtés de Shirley MacLaine dans Sept fois femme de Vittorio de Sica.
Dans son autobiographie Detour : A Hollywood Story, publiée en 1988 et devenue un best-seller du New York Times, Cheryl Crane, fille de l'actrice Lana Turner (quatrième épouse de Barker), affirme avoir été régulièrement agressée sexuellement par Barker alors qu'il était son beau-père, entre ses 10 ans et demi et ses 13 ans, soit entre 1953 et 1957. Lorsque Lana Turner prit connaissance des faits, elle le mit hors du domicile et engagea une procédure de divorce, finalisée en 1957. Barker était décédé en 1973, soit quinze ans avant la publication du livre. Aucune procédure judiciaire ne fut engagée de son vivant. Les assertions de Cheryl Crane constituent la seule source documentée sur ces faits.
Lex Barker se maria cinq fois. Son premier mariage avec Constance Rhodes Thurlow (1942-1950) lui donna deux enfants : une fille, Lynn (née en 1943, décédée en 2010), et un fils, Alexander (né en 1947, décédé en 2012). Une brève union avec l'actrice Arlene Dahl suivit (1951-1952). Il épousa ensuite l'actrice Lana Turner en 1953 ; le mariage se termina en 1957 dans des circonstances graves (voir Controverse). Son quatrième mariage avec l'actrice suisse Irene Labhardt (1957-1962, décédée d'une leucémie) donna naissance à un fils, Christopher (né en 1960), qui devint acteur et chanteur. Son cinquième et dernier mariage fut célébré à Genève en mars 1965 avec Carmen Cervera, Miss Espagne 1961 ; il dura jusqu'en 1972. Après la mort de Barker en 1973, Carmen Cervera épousa en 1985 le baron Hans Heinrich von Thyssen-Bornemisza, devenant l'une des premières fortunes d'Espagne et une collectionneuse d'art de premier plan, à l'origine du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid. Polyglotte, Barker parlait couramment l'anglais, le français, l'italien, l'espagnol et l'allemand.
Sa décision de quitter Princeton pour le théâtre lui valut d'être renié par sa famille, issue de la haute société new-yorkaise. Parmi ses collaborateurs proches en Europe, le réalisateur Harald Reinl et l'acteur Pierre Brice comptèrent parmi les figures centrales de ses années allemandes. Aucun engagement associatif ou prise de position publique documentés.
Lex Barker mourut le 11 mai 1973, trois jours après son 54e anniversaire, d'une crise cardiaque survenue dans une rue de Manhattan, alors qu'il se rendait à un rendez-vous avec l'actrice Karen Kondazian, sa fiancée de l'époque. Il résidait alors principalement en Europe, sur la Costa Brava espagnole. Les détails des funérailles et des hommages publics ne sont pas documentés dans les sources consultées.
Lex Barker est né à Rye, dans l'État de New York. Il grandit au sein des cercles de la haute bourgeoisie new-yorkaise, fréquenta la Phillips Exeter Academy et Princeton. Sa carrière européenne se déroula principalement entre l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne. Il posséda une maison, "Casa Manana", sur la Costa Brava espagnole, à Sant Feliu de Guixols, où il résida dans les dernières années de sa vie. Son cinquième mariage fut célébré à Genève en mars 1965. Il mourut à New York. Le lieu de sépulture n'est pas documenté dans les sources consultées.