Tom Bosley, acteur américain né le 1er octobre 1927 à Chicago et décédé le 19 octobre 2010, est connu pour le rôle du père Howard Cunningham dans la série Happy Days (1974-1984) et pour son Tony Award obtenu à Broadway en 1960 dans le musical Fiorello!.
Né le 1er octobre 1927 à Chicago, Illinois, Thomas Edward Bosley est le fils de Benjamin Bosley et de Dora Heyman. Après avoir servi dans la marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'inscrit à l'université DePaul de Chicago avec l'intention d'étudier le droit. Il se tourne finalement vers le théâtre, faisant ses débuts sur scène en 1947 dans une production universitaire de Our Town. En 1949 et 1950, il se produit au Woodstock Opera House, dans l'Illinois, aux côtés de Paul Newman. Après s'être installé à New York au milieu des années 1950, il suit la formation de Lee Strasberg à l'Actors Studio. Il débute hors de Broadway en 1955 dans Thieves' Highway et effectue la même année ses premières apparitions à la télévision dans Alice in Wonderland pour le Hallmark Hall of Fame sur NBC. En attendant de percer, il subvient à ses besoins comme portier au Tavern on the Green, dans Central Park, et préposé au vestiaire du restaurant Lindy's à Manhattan.
En 1958, Bosley fait ses débuts à Broadway dans The Power and the Glory. L'année suivante, il est choisi par George Abbott pour incarner le maire de New York Fiorello La Guardia dans le musical Fiorello!, primé au Pulitzer. Il tient ce rôle 800 fois sans manquer une représentation et remporte en 1960 le Tony Award du meilleur acteur de second plan dans une comédie musicale. En 1963, il débute au cinéma dans Love with the Proper Stranger aux côtés de Natalie Wood et Steve McQueen. Après son installation à Hollywood en 1968, Garry Marshall l'engage pour jouer Howard Cunningham dans Happy Days (ABC, 1974-1984), rôle pour lequel il obtient une nomination aux Emmy Awards en 1978. Il enchaîne avec un rôle récurrent dans Murder, She Wrote aux côtés d'Angela Lansbury, puis incarne le père Frank Dowling dans Father Dowling Mysteries (1987-1991). En 1994, il crée le rôle de Maurice dans Beauty and the Beast à Broadway et tourne dans Show Boat sous la direction de Harold Prince.
1927 : naissance le 1er octobre à Chicago, Illinois
1947 : débuts sur scène dans Our Town à l'université DePaul de Chicago
1949-1950 : représentations au Woodstock Opera House (Illinois) aux côtés de Paul Newman
1955 : débuts hors de Broadway dans Thieves' Highway et à la télévision (Hallmark Hall of Fame, NBC)
1958 : débuts à Broadway dans The Power and the Glory
1959 : obtient le rôle-titre de Fiorello! à Broadway, mis en scène par George Abbott
1960 : Tony Award du meilleur acteur de second plan pour Fiorello! (14e cérémonie des Tony Awards)
1962 : épouse la danseuse Jean Eliot ; joue dans Arsenic & Old Lace (Hallmark Hall of Fame) aux côtés de Tony Randall et Boris Karloff
1963 : débuts au cinéma dans Love with the Proper Stranger, aux côtés de Natalie Wood
1974 : intègre le casting de Happy Days (ABC) dans le rôle de Howard Cunningham
1978 : nomination aux Emmy Awards (Outstanding Supporting Actor in a Comedy Series) ; décès de Jean Eliot
1980 : mariage avec Patricia Carr le 21 décembre
1987 : rôle-titre dans la série Father Dowling Mysteries
1994 : crée le rôle de Maurice dans Beauty and the Beast à Broadway ; tourne dans Show Boat sous la direction de Harold Prince
2010 : dernier film, The Back-up Plan, avec Jennifer Lopez ; décès le 19 octobre à Rancho Mirage, Californie
Thomas Edward Bosley est le fils de Benjamin Bosley et de Dora Heyman, d'une famille juive de Chicago. Il s'inscrit à l'université DePaul, puis rejoint les cours de Lee Strasberg à l'Actors Studio à New York. En 1962, il épouse la danseuse Jean Eliot, avec qui il a une fille, Amy. Après le décès de Jean Eliot en 1978, il épouse le 21 décembre 1980 l'actrice et productrice Patricia Carr. À son décès, il laisse sa fille Amy Bosley Baer, deux belles-filles (Kimberly diBonaventura et Jamie Van Meter), un frère (Richard Bosley) et sept petits-enfants. Amy Bosley Baer est mariée à Matthew Baer, fils de Richard Baer.
Pratiquant juif, Tom Bosley a principalement joué des personnages chrétiens à l'écran - père protestant dans Happy Days, prêtre catholique dans Father Dowling Mysteries - assumant avec humour ce paradoxe de sa carrière. En 2004, il participe au documentaire Paper Clips, projet scolaire commémorant les victimes de la Shoah, déclarant avoir perdu un grand-oncle dans l'Holocauste. Il réside à Palm Springs, en Californie. Connu pour sa voix grave, il prête sa voix à de nombreuses productions animées et assure des campagnes publicitaires pour des marques telles que GLAD, Sonic Drive-Ins et D-Con. Ses partenaires de Happy Days - notamment Ron Howard, Henry Winkler et Marion Ross - lui rendent hommage à son décès.
Tom Bosley décède le 19 octobre 2010 dans un hôpital de Rancho Mirage, en Californie, à proximité de son domicile de Palm Springs. La cause est une insuffisance cardiaque survenue alors qu'il combattait un cancer du poumon et souffrait d'une infection à staphylocoque. Il avait 83 ans. Son agent, Sheryl Abrams, confirme le décès à la presse. Le nom de l'établissement hospitalier et les modalités de la cérémonie funèbre n'ont pas été précisés dans les communiqués officiels. Ron Howard publie un communiqué saluant le talent de son partenaire de Happy Days. Garry Marshall et Henry Winkler témoignent également publiquement de leur attachement à l'acteur.
Le lieu de sépulture de Tom Bosley n'a pas été rendu public par sa famille au moment du décès. L'acteur résidait à Palm Springs, en Californie, à proximité de Rancho Mirage où il est décédé le 19 octobre 2010. Aucun monument public officiel dédié à sa mémoire n'a été établi à ce jour par une institution reconnue.
1 - Un concierge d'immeuble, remarquant la ressemblance de Bosley avec le maire Fiorello La Guardia, aurait signalé à l'acteur l'existence du projet Fiorello! en 1959. Bosley interpréta ensuite ce rôle 800 fois consécutivement sans jamais manquer une représentation.
2 - Avant de décrocher le rôle dans Fiorello!, Bosley subvenait à ses besoins à New York en travaillant comme portier au Tavern on the Green (Central Park) et comme préposé au vestiaire du restaurant Lindy's à Manhattan.
3 - Dans Fiorello!, Bosley interprétait une scène où il chantait en plusieurs langues, incarnant La Guardia dans ses années de travail à Ellis Island avec les immigrants. Cette séquence arrêtait le spectacle chaque soir pendant les deux ans de représentations.
4 - Lorsque Garry Marshall lui propose le rôle de Howard Cunningham dans Happy Days, Bosley refuse dans un premier temps. C'est après avoir relu une scène entre Cunningham et son fils Richie qu'il change d'avis.
5 - Avant de se tourner vers le théâtre, Bosley rêvait d'une carrière de joueur de baseball pour les Chicago Cubs. Son talent sportif ne correspondant pas à ses ambitions, il tenta la radio avant de découvrir l'art dramatique à l'université DePaul.
- Métier(s) : acteur (théâtre, télévision, cinéma, doublage)
- Résidence principale : Palm Springs, Californie
- Relations de couple : Jean Eliot (1962-1978), Patricia Carr (1980-2010)
- Enfants : Amy Bosley Baer (fille) ; Kimberly diBonaventura, Jamie Van Meter (belles-filles)
- Distinctions : Tony Award 1960 (Best Featured Actor in a Musical, Fiorello!) ; nomination Emmy Award 1978 (Outstanding Supporting Actor in a Comedy Series)
Après avoir relu le script du pilote, j'ai changé d'avis à cause d'une scène entre Howard Cunningham et Richie.
— Entretien de presse, 1986, rapporté par Associated Press
C'était important pour moi, en tant que Juif, de le faire. J'avais perdu un grand-oncle dans l'Holocauste, un homme que je n'ai jamais rencontré.
— Philadelphia Jewish Exponent, 2004 (traduit de l'anglais)
Je suis le personnage que vous voyez à la télévision - je suis le père de Richie Cunningham. Je suis quelqu'un de rangé. Comme Howard Cunningham, j'ai la responsabilité de m'occuper de ma famille, d'entretenir la maison et de subvenir à ses besoins.
— The Tampa Tribune, 1976 (traduit de l'anglais)
J'ai la chance de ne pas être trop étroitement identifié à Howard Cunningham. Je reçois des lettres de personnes qui me voient dans d'autres rôles et qui me disent qu'elles sont contentes que je puisse jouer autre chose que Cunningham. Mais une certaine identification avec lui ne me dérange pas.
— The Macon Telegraph, 1979 (traduit de l'anglais)