Résumé biographique
Figure marquante du théâtre, du cinéma et du doublage, Laurence Badie s’impose comme une actrice française associée à des œuvres populaires comme Jeux interdits, Maigret voit rouge, La Peau douce ou la série Le Miel et les Abeilles, tout en marquant des générations par sa voix dans les dessins animés, notamment dans la franchise Scooby-Doo.
Parcours
Née le 15 juin 1928 à Boulogne-Billancourt, Laurence Badie commence par des études à HEC avant de se tourner définitivement vers le théâtre, suivant les cours de comédie de Julien Bertheau. Repérée par Georges Wilson, elle entre à 19 ans au TNP de Jean Vilar, où elle joue Shakespeare, Tchekhov, Gide, Beaumarchais ou Molière. Elle obtient son premier rôle au cinéma en 1952 dans La Vie d’un honnête homme de Sacha Guitry, puis se fait remarquer la même année dans Jeux interdits de René Clément. Sa carrière alterne ensuite films d’auteur et productions populaires, tout en restant très présente sur les scènes parisiennes. À partir des années 1960, elle développe parallèlement une activité soutenue de comédienne de doublage et poursuit son activité au théâtre jusqu’aux années 2010.
Repères de carrière
1947 : Débuts au TNP de Jean Vilar, notamment dans La Tragédie du roi Richard II et d’autres classiques au festival d’Avignon.
1952 : Premier rôle au cinéma dans La Vie d’un honnête homme de Sacha Guitry.
1952 : Confirmation au cinéma avec Jeux interdits de René Clément.
1956 : Rôle d’Adeline Ravoux dans La Vie passionnée de Vincent Van Gogh de Vincente Minnelli.
1963 : Apparition dans Maigret voit rouge de Gilles Grangier.
1964 : Rôle dans La Peau douce de François Truffaut.
1964 : Enregistre les disques Les Contes rouges du chat perché et Les Contes bleus du chat perché comme récitante.
1969-1970 : Voix française de Véra (Velma Dinkley) dans les premières séries animées Scooby-Doo.
1971 : Participe à la pièce Oscar de Claude Magnier au théâtre du Palais-Royal.
1988 : Parution du titre Reviens minet crédité à Laurence Badie et le Gang.
1992-1994 : Rôle de tante Marthe dans la sitcom Le Miel et les Abeilles sur TF1.
2005-2006 : Joue dans Si c’était à refaire de Laurent Ruquier au théâtre des Variétés puis au théâtre de la Renaissance.
2011 : Tient un rôle dans la pièce L’Amour sur un plateau d’Isabelle Mergault au théâtre de la Porte-Saint-Martin.
2017 : En tournée avec la comédie Que la meilleure gagne ! de Bruno Druart et Patrick Angonin.
11 janvier 2024 : Décès en Bretagne, à Morlaix, à l’âge de 95 ans.
Vie personnelle et engagements
Laurence Badie naît et grandit en région parisienne avant de construire l’essentiel de sa vie professionnelle à Paris, entre théâtre, cinéma, télévision et studios de doublage. Après un début d’études à HEC, elle choisit une trajectoire artistique centrée sur le jeu, tout en conservant un lien fort avec la capitale où elle réside de longue date. Elle évoque publiquement un mariage de plus de quarante ans avec François Rollet, employé chez Bosch, avec lequel elle partage un appartement parisien et une maison à Plougoulm, dans le Finistère, où le couple aime se ressourcer loin de l’agitation urbaine. Discrète sur sa sphère familiale, elle préserve sa vie privée tout en participant à la vie culturelle locale, notamment comme marraine du théâtre Sainte-Thérèse à Saint-Pol-de-Léon, où elle soutient l’activité théâtrale.
Anecdotes
1 – Avant de devenir comédienne, elle est inscrite un an à HEC, avant de renoncer au commerce pour suivre des cours de théâtre avec Julien Bertheau.
2 – Elle est remarquée par Georges Wilson lors d’une audition, ce qui lui permet d’intégrer le TNP de Jean Vilar à 19 ans et de jouer rapidement dans de grands classiques du répertoire.
3 – Dans La Vie passionnée de Vincent Van Gogh, elle devait initialement apparaître dans la scène finale annonçant la mort du peintre ; la séquence sera finalement coupée au montage après un problème de décor.
4 – Sa voix devient indissociable du personnage de Véra dans les premières séries animées Scooby-Doo, ainsi que de personnages comme Casper le gentil fantôme ou le chien Rocky dans des séries d’animation.
5 – Elle enregistre en 1988 le titre Reviens minet avec « Laurence Badie et le Gang », illustrant son passage par la chanson et l’enregistrement de disques pour enfants.
6 – Très attachée à la Bretagne, elle passe régulièrement du temps dans sa maison de Plougoulm et y accorde une interview au Télégramme, où elle souligne combien ce cadre la repose de Paris.
Lieux de mémoire
Les principaux lieux de référence de Laurence Badie sont Boulogne-Billancourt, où elle naît en 1928, et Paris, où elle mène l’essentiel de sa carrière théâtrale et audiovisuelle et où se déroulent ses obsèques en l’église Saint-Pierre-de-Chaillot. Sa maison de Plougoulm, en Bretagne, demeure un lieu associé à sa vie personnelle, tandis que Morlaix, où elle meurt le 11 janvier 2024, et le cimetière du Père-Lachaise à Paris, où elle est inhumée, constituent des points centraux de sa mémoire.
Contexte du décès
Laurence Badie s’éteint le 11 janvier 2024 à Morlaix, dans le Finistère, à l’âge de 95 ans, comme l’annoncent son agent et plusieurs médias nationaux. La comédienne réside alors en Bretagne, région où elle possède une maison à Plougoulm et où elle séjourne régulièrement. Ses obsèques ont lieu le 19 janvier 2024 en l’église Saint-Pierre-de-Chaillot, dans le 16e arrondissement de Paris, en présence de ses proches et de personnalités du spectacle, avant une inhumation dans le caveau familial au cimetière du Père-Lachaise. Ces hommages concluent une carrière de plus de soixante ans sur les scènes, les plateaux et en studios de doublage.
Points clés
• Métier(s) : actrice, comédienne de théâtre, comédienne de doublage
• Résidence principale : Paris, France
• Relations : union de longue durée avec François Rollet (plus de quarante ans de mariage)
• Enfants : non documenté publiquement